13.11.2014 à 10:36

FOOTBALLSchär regrette de ne pas avoir ceinturé Messi

Le défenseur est revenu sur la fameuse action qui a condamné la Suisse lors du huitième de finale contre l'Argentine au Brésil.

Fabian Schär regrette de ne pas avoir ceinturé Lionel Messi sur l'action qui a mené au but argentin lors du match Suisse-Argentine.

Fabian Schär regrette de ne pas avoir ceinturé Lionel Messi sur l'action qui a mené au but argentin lors du match Suisse-Argentine.

Keystone

Si c'était à refaire, il ne tenterait pas le tacle. "J'aurais dû le ceinturer avec les bras. Avec le recul, je pense qu'il s'agissait du seul moyen de le stopper." Dernier joueur suisse sur la route de Lionel Messi lors de son raid fantastique, Fabian Schär n'oubliera jamais la 118e minute de cet Argentine - Suisse de Sao Paulo.

Ce samedi, soit 137 jours après ce huitième de finale de la Coupe du monde au Brésil, Fabian Schär espère retrouver sa place au coeur de la défense suisse. Remplaçant contre l'Angleterre, le Bâlois avait dû faire l'impasse sur les rencontres en Slovénie et à Saint-Marin en raison de nouvelles douleurs au genou.

"J'ai heureusement retrouvé la pleine possession de mes moyens depuis bientôt un mois, se félicite-t-il. Je m'entraîne sans ressentir la moindre gêne. Je suis prêt pour samedi. Je veux jouer."

La question est de savoir si le défenseur du FCB sera titularisé par Vladimir Petkovic. Il est en concurrence avec Steve Von Bergen pour épauler Johan Djourou en défense centrale. "J'ai joué avec Djourou deux matches en Coupe du monde. Lui à gauche, moi à droite, précise-t-il. Cela ne s'était pas trop mal passé."

Le naufrage de Valence

Cette Coupe du monde, Fabian Schär aurait dû l'aborder dans la peau d'un titulaire indiscutable. Avec ses performances à l'automne 2013 tant en club qu'en sélection, notamment son doublé de la tête à Oslo contre la Norvège, il s'était affirmé comme le défenseur no 1 du pays. Seulement, son ascension fut stoppée par cette opération au genou subie en décembre. "

Cette opération était programmée. Elle n'était pas "lourde" en-soi, explique-t-il. Le problème est venu ensuite de la perte de la masse musculaire qu'elle a entraînée. Je ne suis pas revenu trop vite à la compétition (ndlr: le 22 mars dans le cadre d'une rencontre de Promotion League). En revanche, j'ai commis l'erreur d'enchaîner trop vite les rencontres." Ainsi le 10 avril, il était l'un des premiers à sombrer lors du naufrage de Valence en Europa League.

Les images de la débâcle de la Mestalla ont sans doute incité Ottmar Hitzfeld à revoir ses plans pour miser finalement sur Johan Djourou lors de la Coupe du monde. "Ne pas jouer contre l'Equateur et la France fut une immense déception, avoue Fabian Schär. Mais je me suis accroché. Je sentais que ma chance allait venir". Devant la blessure de Von Bergen et la rentrée peu convaincante de Philippe Senderos contre la France, Ottmar Hitzfeld ne pouvait ne pas, en effet, relancer Fabian Schär.

Bientôt ailleurs

Après la Coupe du monde, l'ancien junior du FC Wil a découvert au sein du FC Bâle le monde particulier de Paolo Sousa, ce nouvel entraîneur qui tient à bousculer toutes les habitudes. "C'est vrai, bien des choses ont changé au club. On doit maintenant déjeuner et manger ensemble à midi s'il y a un entraînement programmé le matin, lâche-t-il. Il y a aussi le turnover qui a été instauré en début de saison. Il y a enfin la barrière de la langue puisque l'entraîneur ne parle pas encore l'allemand".

Un entraîneur avec lequel il est allé au clash le 13 septembre dernier lorsqu'il fut remplacé à la... 36e minute lors de la défaite 3-1 contre les Grasshoppers. "Nous nous sommes expliqués. Ce fut un changement tactique. Rien contre moi", glisse le joueur avec un sourire qui invite à ne pas trop le croire.

Paulo Sousa a toutefois compris depuis lors que le FCB ne peut pas se passer de Fabian Schär. Le turnover en défense semble avoir vécu et c'est bien sur lui que Paolo Sousa compte pour tenir le choc devant le Real Madrid et à Liverpool lors des deux dernières rencontres de la phase de poules de la Ligue des Champions. Deux rencontres capitales pour Fabian Schär qui, à bientôt 23 ans - il les fêtera le 20 décembre prochain -, est l'objet de toutes les convoitises.

Lié avec le FC Bâle jusqu'au 30 juin 2016, il n'a pas répondu à la proposition de son club de négocier un nouveau contrat. "Le timing n'est pas le bon, dit-il. Cet automne, ma priorité n'est pas de négocier un nouveau contrat. Mais bien de revenir à mon meilleur niveau." Le défenseur ne cache toutefois pas que son avenir s'écrira très prochainement ailleurs. Même s'il n'a pu arrêter Messi, sa cote demeure excellente auprès des grands clubs étrangers.

(SI)

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