08.04.2020 à 14:00

Schelling: «Je n’ai pas hésité une seconde»

Hockey sur glace

Nommée au SCB, la Zurichoise est la première directrice sportive de l'histoire. Pas de quoi lui faire peur.

par
Sport-Center
Florence Schelling était sélectionneuse de l'équipe de Suisse M18.

Florence Schelling était sélectionneuse de l'équipe de Suisse M18.

Keystone

Ce mercredi 8 avril, le CP Berne a lâché une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe. Alex Chatelain est remplacé au poste de directeur sportif par Florence Schelling. L’ancienne gardienne de l’équipe de Suisse était sélectionneuse de l’équipe de Suisse M18 depuis l'arrêt de sa carrière de joueuse. Grièvement blessé à skis il y a plus d’une année, elle prendra ses fonctions mardi prochain. D’abord à 50%. Interview.

Florence Schelling, tout d’abord comment allez-vous physiquement?

De mieux en mieux, merci. Je remarque que je fais tous les jours des progrès, ce qui est encourageant. Je suis de plus en plus à l’aise dans mes mouvements. Cela fait désormais plus d’une année que j'ai eu mon accident. Je suis contente de voir des progrès. De manière étonnante, je remarque que tout va beaucoup mieux depuis quelques temps et la crise du coronavirus. Comme tout le monde est à la maison, je peux travailler de manière plus efficace.

L’annonce a eu lieu il y a seulement trois heures. Que s’est-il passé depuis?

Beaucoup de choses (rires). J’ai eu énormément de messages et d’appels. Beaucoup de félicitations. En un sens, cela ressemble à 2014, lorsque nous avions remporté la médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Sotchi. Mon téléphone portable sonne toutes les secondes. C'est là que je me rends compte de la portée de cette nouvelle.

Vous êtes très engagée concernant la cause de la place de la femme dans le sport. Avez-vous conscience de votre statut de pionnière en acceptant ce poste?

Oui, c’est une évidence. Mais en même temps je veux juste faire le meilleur travail possible et ramener le CP Berne vers le sommet. De par mon expérience personnelle, j’ai vécu beaucoup de choses en jouant en Amérique du Nord, en Suède ou sur la scène internationale. Ce passé devrait m’être utile dans mes nouvelles fonctions.

Avez-vous hésité au moment d’accepter le poste que Marc Lüthi vous a proposé?

Franchement, non. Pas une seule seconde. Nos discussions se sont tellement bien passées que c'est devenu rapidement une évidence que je voulais accéder à ce poste.

La saison dernière, Berne avait l’une des plus vieilles équipes de la ligue. Est-ce un des points sur lesquels vous allez travailler?

Je vais commencer à m’imprégner de la culture du CP Berne et de sa façon de faire avant de vouloir tout changer et dire des choses en l’air. Petit à petit, après avoir pris conscience de ce qui peut être amélioré, je vais évidemment effectuer ajustements par endroits. Mais pour l’heure, je n'en suis pas encore là. Chaque chose en son temps.

Propos recueillis par Grégory Beaud

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