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Naufrage du ConcordiaSchettino: «Avec 30 secondes de plus, on l'évitait»

L'ex-commandant du paquebot Concordia, dont le naufrage a fait 32 morts il y a près de trois ans, estime que l'accident aurait pu être évité.

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Le bateau italien effectuait une croisière de luxe en méditerranée le 13 janvier 2012 près de l'île de Giglio, au large de la Toscane.

Le bateau italien effectuait une croisière de luxe en méditerranée le 13 janvier 2012 près de l'île de Giglio, au large de la Toscane.

Keystone
Le paquebot transportait plus de 4200 passagers, principalement des touristes (en dehors des 1000 membres de l'équipage), dont 1000 Italiens, 500 Allemands et 160 Français.

Le paquebot transportait plus de 4200 passagers, principalement des touristes (en dehors des 1000 membres de l'équipage), dont 1000 Italiens, 500 Allemands et 160 Français.

Keystone
Les sauveteurs se précipitent vers le bateau pour commencer l'évacuation des 4200 passagers à bord.

Les sauveteurs se précipitent vers le bateau pour commencer l'évacuation des 4200 passagers à bord.

Keystone

Francesco Schettino, l'ex-commandant du paquebot Concordia dont le naufrage a fait 32 morts il a près de trois ans, a estimé samedi 13 décembre qu'«avec 30 secondes de plus» l'accident aurait pu être évité, si l'équipage l'avait prévenu.

«Nous avions presque réussi à éviter le rocher. Imaginez ce qui aurait pu être fait avec seulement 30 secondes de plus, si l'on m'avait fourni toutes les données», a-t-il déclaré devant le tribunal de Grosseto, en Toscane, où se déroule son procès, selon le quotidien local Il Tirreno.

Francesco Schettino est accusé de multiples homicides, abandon de navire et dommages à l'environnement après le naufrage qui s'est produit dans la nuit du 13 janvier 2012. Il risque plus de 20 ans de prison.

Schettino met en cause l'équipage

Au cours de son interrogatoire par le parquet puis par les avocats des diverses parties, il a rejeté la faute sur les officiers et l'équipage qui se trouvaient sur la passerelle la nuit du naufrage, les accusant de ne pas lui avoir fourni les informations nécessaires et en temps utile.

L'équipage «croyait être sur un Concorde, pas sur le Concordia», a-t-il déclaré samedi 13 décembre en évoquant la course du bateau vers les rochers en raison d'une route trop proche de la côte de l'île du Giglio.

«Je suis prêt à assumer une part de responsabilité. Mais il s'agit d'une part seulement», a-t-il ajouté, alors qu'il représente pour l'opinion publique le principal responsable de la tragédie, entre autre parce qu'il a abandonné le navire alors qu'il restait encore des centaines de personnes à bord.

L'audience de samedi était la dernière prévue pour le témoignage de l'ex-commandant. Selon Il Tirreno, le procès ouvert en juillet 2013 approche de sa fin: le réquisitoire et les plaidoiries des parties civiles et de la défense pourraient avoir lieu en janvier.

(AFP)

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