Automobilisme: Sébastien Ogier prend la tête
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AutomobilismeSébastien Ogier prend la tête

Comme imaginé, le champion en titre passe devant. Abandon de Tänak. Olivier Burri se montre.

par
Jean-Claude Schertenleib
Sébastien Ogier (FRA) et Julien Ingrassia (FRA), en action durant le rallye de Monte Carlo.

Sébastien Ogier (FRA) et Julien Ingrassia (FRA), en action durant le rallye de Monte Carlo.

DPPI via AFP

Tout le monde avait compris depuis la veille que ce n’était qu’une question de temps: le septuple champion du monde WRC, le Français Sébastien Ogier, associé à Julien Ingrassia (Toyota) a repris le commandement du 89e Rallye Monte-Carlo, à une journée (quatre spéciales) du dénouement. Alors qu’une tempête nocturne a provoqué des dégâts importants sur le parc d’assistance, Ogier a passé devant son équipier Elfyn Evans dès la première épreuve de vitesse de la matinée. Le Français n’était pas pour autant au bout de ses peines puisque, dans le secteur Saint-Clément – Freissinières - le plus long du jour avec ses 20,48 kilomètres et, surtout, la présence (enfin) de la neige -, les Toyota allaient être dominées par les Hyundai, le Belge Neuville signant le scratch, alors qu’Ogier perdait 42 secondes et Evans 46: «Aucun grip, je ne comprends pas», soufflait alors le No 1 de la discipline. Une situation que le Norvégien Mikkelsen décrivait avec humour: «L’adhérence était constante, je veux dire qu’elle était inexistante du début à la fin!» C’est dans ces conditions que le Prévôtois Olivier Burri (VW Polo) se montrait particulièrement à l’aise, signant le 13e chrono absolu.

Et si Evans reprenait 1’’3 à Ogier dans l’ultime secteur chronométré, le champion du monde conservait la tête du général pour 13 secondes: «J’avais vraiment besoin de ce scratch. Demain, on va essayer de laisser en permanence la pression sur Séb (Ogier)», avouait le Britannique, au moment où l’on apprenait l’abandon du premier leader de l’épreuve, l’Estonien Ott Tänak (double crevaison).

Côté suisse, la journée a été bonne. Burri-Levratti se sont installés dans le top 20 (17e place); le Valaisan Mike Coppens et Fabrice Gordon sont désormais 22es, ce qui est excellent pour leur découverte de l’épreuve. Après leur alerte de la veille, les Jurassiens Cédric Althaus-Lisiane Zbinden (Peugeot 208) ont repris la deuxième place du groupe RC4, au milieu des voitures officielles de la nouvelle génération. Quant aux Roux, père (Philippe) et fils (Christophe), ils poursuivent leur belle aventure (47e rang).

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