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SyrieSécuriser les armes chimiques, une opération risquée

Une intervention militaire pour sécuriser les armes chimiques syriennes impliquerait des frappes aériennes et l'envoi de forces spéciales.

Face à une opposition qui grignote peu à peu le terrain, la communauté internationale craint que le régime de Bachar al-Assad ne finisse par commettre l'irréparable.

Face à une opposition qui grignote peu à peu le terrain, la communauté internationale craint que le régime de Bachar al-Assad ne finisse par commettre l'irréparable.

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Cela constituerait une opération risquée et sans garantie en raison de la dissémination possible des armes, estiment des experts.

Face à une opposition qui grignote peu à peu le terrain, la communauté internationale craint que le régime de Bachar al-Assad ne finisse par commettre l'irréparable. Ou encore que des obus ou roquettes chargées de sarin ou de gaz moutarde tombent entre les mains de groupes extrémistes.

Pour les experts, il n'y a pas de réponse militaire simple. Le bombardement aérien des sites de production et de stockage connus risquerait de «relâcher des agents chimiques dans l'atmosphère» et de ne pas détruire toutes les munitions, note Michael Eisenstadt, du Washington Institute for Near East Policy.

Bombes à sous-munitions

L'accès à certains sites pourrait tout de même être interdit grâce au bombardement de l'entrée de bunkers et au minage des alentours grâce à des bombes à sous-munitions, juge-t-il.

«Il est difficile d'envisager un scénario viable sans envoyer des hommes au sol», assure pour sa part David Hartwell, analyste pour la société de conseil IHS Jane's.

Cette option impliquerait de toute façon une couverture aérienne pour éliminer les défenses anti-aériennes syriennes afin de pouvoir convoyer les soldats et permettre les vols de reconnaissance, s'accordent les experts.

Scénario irakien redouté

La presse américaine a avancé en février le chiffre de 75'000 hommes nécessaires pour chercher et sécuriser les armes chimiques et assurer leur protection. Un scénario inenvisageable pour les experts, qui doutent que l'administration Obama s'engage dans une large opération terrestre au Moyen-Orient après le précédent irakien.

«Une des options les plus réalistes est que les Etats-Unis fournissent entraînement et assistance à l'armée de pays de la région» qui interviendraient, explique David Hartwell, citant la Turquie ou la Jordanie.

Une «task force» d'environ 150 forces spéciales américaines se trouve de fait depuis plusieurs mois en Jordanie pour entraîner les militaires jordaniens et être prête à agir le cas échéant.

(ats/afp)

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