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MORT D'ADELINESécurité maximale autour de Fabrice A.

Le meurtrier présumé de la jeune sociothérapeute genevoise a été transféré ce matin depuis la prison du Bois-Mermet à Lausanne au Ministère public genevois pour un deuxième interrogatoire.

par
Valérie Duby

Un 4 x 4 banalisé de la police genevoise bloque l'accès à l'entrée des détenus du Ministère public genevois. Devant la porte coulissante, un membre de la Brigade d'intervention (BI), cagoulé et armé d'une mitraillette. D'autres policiers en civils surveillent discrètement les alentours. Il est 9h46 lorsqu'un fourgon Mercedes aux vitres teintées pénètre dans le bâtiment de la route de Chancy au Petit-Lancy. A l'intérieur, encore des membres de la BI et Fabrice A., Franco-suisse de 39 ans, violeur récidiviste, soupçonné d'avoir tué la jeune sociothérapeute de la Pâquerette lors d'une sortie à Versoix le 12 septembre dernier.

Le détenu a été transféré ce matin à Genève depuis la prison du Bois-Mermet à Lausanne où il est incarcéré depuis son extradition de Pologne le 12 décembre 2013. Son interrogatoire – c'est le deuxième devant la justice- devant le procureur général Olivier Jornot et le procureur Pierre-Alain Chatelan est prévu pour la journée.

Fabrice A. sera désormais entendu toutes les semaines. A chaque déplacement, il sera accompagné par la Brigade d'intervention de la police genevoise. «Il s'agit d'éviter les risques endogènes et exogènes», confie une source pénitentiaire. En clair: éviter les risques d'évasion au vu de la dangerosité de l'individu mais aussi ceux liés aux hypothétiques actes de justiciers.

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