08.04.2016 à 04:04

GrèceSelon Amnesty, les conditions sont «effroyables» à Lesbos

Les réfugiés et migrants n'ont qu'un accès limité à une assistance juridique, selon l'ONG.

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Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

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AFP
Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

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Keystone
Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

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archive/photo d'illustration, AFP

Les migrants retenus sur les îles grecques de Lesbos et de Chios vivent dans des conditions «effroyables», a dénoncé Amnesty International dans un rapport publié jeudi 7 avril.

Au terme de l'accord conclu entre l'Union européenne et Ankara, toutes les personnes arrivées clandestinement dans les îles grecques de la mer Egée depuis le 20 mars sont placées dans des centres de rétention où leurs demandes d'asile sont examinées. Ceux qui sont déboutés sont renvoyés en Turquie. Un premier groupe de 202 migrants, pour l'essentiel originaires du Pakistan et d'Afghanistan, a été expulsé lundi.

«Les gens détenus à Lesbos et Chios n'ont virtuellement accès à aucune aide juridique, ont un accès limité à des services et à un soutien et n'ont pratiquement pas d'informations sur leur statut actuel ou leur sort possible», a déclaré Gauri van Gulik, directrice adjointe d'Amnesty pour l'Europe.

Peur et désespoir

«La peur et le désespoir sont palpables», a-t-elle ajouté. Le rapport d'Amnesty relaie notamment les difficultés des migrants à trouver des médecins ou une assistance médicale.

Quant aux procédures d'asile, elles sont menées de façon expéditive, poursuit l'organisation de défense des droits de l'homme qui souligne que la vaste majorité des migrants ne bénéficie d'aucune assistance juridique.

«Il est probable que des milliers de demandeurs d'asile seront renvoyés en Turquie malgré le fait que cela sera manifestement dangereux pour eux», déplore Amnesty.

Des témoignages, note Gauri van Gulik, «montrent qu'en plus du fait que la Turquie n'est pas pour l'instant un pays sûr pour les réfugiés, il existe de graves dysfonctionnements du côté grec de l'accord entre l'UE et la Turquie. Tant que ces deux points n'auront pas été pleinement réglés, aucun retour ne devrait être effectué».

(ats)

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