Attaque chimique: Selon Paris, des preuves pourraient disparaître
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Attaque chimiqueSelon Paris, des preuves pourraient disparaître

Le ministère français dénonce l'impossibilité d'accéder sur le site syrien de Douma où une quarantaine de personnes ont été tuées samedi.

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L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)

L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)

AFP
L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)

L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)

AFP
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué vendredi n'avoir pas trouvé de preuve de l'usage de gaz innervant lors de l'attaque dans la ville syrienne de Douma en avril. Des traces d'un possible recours au chlore ont été décelées. (Vendredi 6 juillet 2018)

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué vendredi n'avoir pas trouvé de preuve de l'usage de gaz innervant lors de l'attaque dans la ville syrienne de Douma en avril. Des traces d'un possible recours au chlore ont été décelées. (Vendredi 6 juillet 2018)

Keystone

Dans un communiqué ce mardi, le ministère français des Affaires étrangères a fait part de son inquiétude quant à la dissimulation de preuves sur d'éventuelles armes chimiques lors de l'attaque de samedi dernier, en Syrie.

«Il est très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent» du site de Douma, en Syrie, attaqué à l'arme chimique présumée le 7 avril, avant l'arrivée des inspecteurs de l'OIAC, a estimé mardi le quai d'Orsay.

Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères précise que ce site, où au moins 40 personnes ont péri, est «par ailleurs entièrement contrôlé par les armées russe et syrienne» et que les enquêteurs n'y ont toujours pas accès.

«A ce jour, la Russie et la Syrie refusent toujours aux enquêteurs l'accès au site de l'attaque alors que ceux-ci sont arrivés en Syrie le 14 avril dernier», ajoute le communiqué. «Il est essentiel que la Syrie donne enfin un accès complet, immédiat et sans entrave à toutes les demandes de l'OIAC, qu'il s'agisse de sites à visiter, de personnes à interviewer ou de documents à consulter», poursuit le ministère.

«Problèmes de sécurité»

L'ambassade russe auprès de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a fait savoir mardi que les enquêteurs auraient accès au site mercredi, évoquant des «problèmes de sécurité».

«L'équipe a pour mission d'établir si une attaque chimique a bien eu lieu et la nature de l'agent chimique utilisé. Elle applique des méthodes scientifiques d'une grande technicité et d'une grande rigueur que nous avons saluées en de multiples occasions. La mission n'a pas pour mandat d'identifier les responsables de cette attaque», selon le ministère français.

Plus tôt dans la matinée, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré que «tout laisse à penser» que la Syrie n'est plus en mesure de fabriquer des armes chimiques mais a prévenu que si elle les employait une nouvelle fois, la France et ses alliés n'hésiteraient pas à frapper à nouveau.

«Il est clair pour Bachar el-Assad que si d'aventure il franchissait à nouveau cette ligne rouge, évidemment la riposte serait identique», a ajouté le ministre.

(AFP)

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