Football: Senderos, invité de dernière minute
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FootballSenderos, invité de dernière minute

Philippe Senderos est l'un des quatre défenseurs appelés pour les deux rencontres contre l'Eire et la Bosnie-Herzégovine.

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Cinq matches de Super League ont suffi à Vladimir Petkovic. Le rappel de Philippe Senderos, inactif en 2015 mais qui a retrouvé la lumière depuis sa titularisation avec les Grasshoppers contre le FC Bâle le 14 février - le jour de ses 31 ans -, représente peut-être la plus grande surprise de la première liste de l'année du sélectionneur de l'équipe de Suisse.

Le Genevois est l'un des quatre défenseurs centraux appelés pour les deux rencontres contre l'Eire et la Bosnie-Herzégovine avec Timm Klose, Fabian Schär et Nico Elvedi lequel, à 19 ans, semble parti pour s'installer durablement en équipe nationale même s'il tient un autre rôle au Borussia Mönchengladbach. Philippe Senderos a été retenu vendredi à la dernière minute après le forfait de Johan Djourou, victime d'une mononucléose. Lui aussi de retour au jeu cette année, Steve von Bergen a été laissé à la disposition de son club. Comme il relève de blessure contrairement à Senderos, Vladimir Petkovic a jugé plus judicieux de permettre au Neuchâtelois de rester s'entraîner avec les Young Boys.

Il y aura donc «match» entre Senderos et Von Bergen si jamais la place de quatrième défenseur central était à pourvoir en France. On ne peut écarter cette hypothèse en raison de l'état de santé de Johan Djourou. La mononucléose est une maladie dont on ne sait combien de temps elle peut persister.

«Une hiérarchie existe»

«Une hiérarchie existe, c'est vrai, reconnaît Philippe Senderos. Il y a des joueurs qui ont joué plus de matches que moi en sélection ces derniers mois. Il est donc normal qu'ils soient devant. A moi de reprendre ma place !»

Une place qu'il a perdue sur blessure à l'automne 2014. Remplaçant contre l'Angleterre lors de la grande «première» de Vladimir Petkovic, il s'était blessé en Slovénie lors du deuxième match de la campagne de qualification pour l'Euro 2016. Touché à la cuisse, il avait été remplacé par Von Bergen alors que le score était encore nul et vierge dans cette rencontre finalement perdue 1-0 par la Suisse.

S'ensuivirent alors une nouvelle blessure au mollet et une année complètement «blanche» à Aston Villa où il fut victime des choix de l'entraîneur Tim Sherwood. «Vladimir Petkovic a toujours entretenu le contact lors de cette année, précise-t-il. Le fait de recevoir de temps en temps un petit message de sa part était très important pour moi. J'avais le sentiment que je n'avais pas encore disparu des radars ! Maintenant, l'Euro est encore très loin. Je devine que ce tournoi peut être un événement magnifique. Mais pour moi, il est encore trop tôt d'y penser.» Il sait trop bien qu'il part vraiment de très loin.

Cet hiver, Philippe Senderos a regagné la Suisse après un «exil» long de treize ans qui l'a conduit à Arsenal, au Milan AC, à Everton, à Fulham, à Valence et enfin à Aston Villa. «J'ai signé aux Grasshoppers pour retrouver le plaisir du terrain. Pour aligner aussi des matches», dit-il. Les relations qu'il a pu nouer au cours des années avec Pierluigi Tami expliquent en grande partie les raisons de ce choix. «J'avais d'autres offres, de l'étranger et de Suisse aussi, précise-t-il. Mais j'ai toujours gardé le contact avec Pierluigi Tami que je connaissais de l'ASF. Il est venu me voir jouer à Valence pendant ses vacances. Je me suis vite rendu compte que les Grasshoppers représentaient la meilleure option tant sur le plan sportif que familial.» Le contrat de l'ex-Servettien ne court toutefois que jusqu'à la fin de l'été. «Je voulais me laisser toutes les portes ouvertes», lance-t-il. Celle d'un plus long bail à Zurich, ou celle d'une nouvelle expérience à l'étranger.

(si)

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