Égypte - Sept ans de prison pour harcèlement sexuel de mineures
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ÉgypteSept ans de prison pour harcèlement sexuel de mineures

L’Égyptien de 22 ans, déjà condamné en décembre à 3 ans d’emprisonnement pour avoir harcelé trois femmes, avait été dénoncé via un compte Instagram.

Les agissements du jeune homme avaient été dénoncés sur Instagram. Le compte @assaultpolice avait reçu des dizaines de signalements l’accusant d’être un prédateur sexuel.

Les agissements du jeune homme avaient été dénoncés sur Instagram. Le compte @assaultpolice avait reçu des dizaines de signalements l’accusant d’être un prédateur sexuel.

AFP

Un tribunal égyptien a condamné dimanche à 8 ans de prison un ancien étudiant pour harcèlement sexuel de trois mineures et possession de drogue, dans une affaire qui avait déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en Égypte.

Ahmed Bassem Zaki, âgé d’une vingtaine d’années et ancien étudiant de la prestigieuse Université américaine du Caire (AUC), a été condamné à 7 ans de prison pour le harcèlement des trois mineures et à 1 an pour possession de drogue. Il a la possibilité de faire appel, selon une source judiciaire.

En décembre, le jeune homme avait déjà été condamné à 3 ans de prison par le Tribunal des affaires économiques, chargé des infractions liées au numérique, pour harcèlement sexuel envers deux femmes, par téléphone et en envoyant des photos à caractère sexuel à l’une d’elles et en contactant l’autre de façon répétée sans son consentement.

Chantage, agressions et viol

L’affaire avait éclaté en juillet dernier lorsque le compte Instagram «Assault Police» («Police du harcèlement») avait publié des dizaines de témoignages accusant l’ex-étudiant d’être un prédateur sexuel.

Émanant surtout d’anciennes camarades, les récits – captures d’écran à l’appui – décrivaient d’innombrables scènes de chantage sexuel, d’agressions et de viol. Arrêté le 4 juillet 2020, Ahmed Bassem Zaki avait avoué avoir agressé et fait chanter six plaignantes, dont une mineure.

Ces révélations ont remis sur le devant de la scène la question du harcèlement en Égypte, où les internautes s’étaient réapproprié, cette fois en nombre, le hashtag du mouvement #Metoo. Si l’Égypte a connu d’autres vagues d’indignation face au harcèlement, aucune n’a eu d’impact décisif dans ce pays où l’immense majorité des femmes interrogées en ont été victimes, selon l’ONU.

(AFP)

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