Proche-Orient: Sept Palestiniens tués par l'armée israélienne à Gaza

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Proche-OrientSept Palestiniens tués par l'armée israélienne à Gaza

Des heurts entre soldats israéliens et manifestants palestiniens ont fait 7 morts et plus de 200 blessés à la frontière de l'enclave palestinienne vendredi.

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Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)

Tsahal a annoncé mercredi avoir mené des raids sur le Hamas en réponse à deux tirs de roquettes de Gaza. (27 novembre 2019)

AFP
Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)

Au centre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a été mis en examen pour «corruption». (Jeudi 21 novembre 2019)

Keystone
Israël a revendiqué des frappes de «grande ampleur» sur la Syrie. (Mercredi 20 novembre 2019)

Israël a revendiqué des frappes de «grande ampleur» sur la Syrie. (Mercredi 20 novembre 2019)

Keystone

Des soldats israéliens ont ouvert le feu vendredi sur des manifestants à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Sept personnes, dont deux adolescents, ont été tuées et plus de 200 blessées, a annoncé le ministère de la Santé de l'enclave palestinienne.

Balles réelles

Un garçon de 12 ans a été atteint d'une balle dans la tête à l'est de Khan Younès, a dit le porte-parole du ministère, Achraf al-Qodra. Un adolescent de 14 ans et un jeune homme de 18 ans ont été tués lors d'affrontements distincts dans le centre et le nord du territoire, selon lui.

Il a aussi rapporté la mort de quatre autres Palestiniens d'une vingtaine d'années le long de la barrière de sécurité israélienne séparant la bande de Gaza du territoire israélien. Les sept Palestiniens «ont été tués par les tirs à balles réelles des forces israéliennes», a affirmé M. Qodra, en faisant état de plus de 200 blessés, par balle ou par inhalation de gaz lacrymogènes.

Il s'agit de la journée la plus sanglante depuis le 14 mai qui avait vu la mort de plus de 60 Palestiniens lors de violences coïncidant avec l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, un motif d'indignation pour les Palestiniens, d'après le ministère.

Après plusieurs semaines de relative accalmie, ces affrontements rappellent combien la situation demeure précaire dans et autour de la bande de Gaza, un territoire palestinien appauvri et reclus dirigé sans partage par le mouvement islamiste Hamas.

Pierres et engins explosifs

L'armée israélienne a de son côté déclaré que les soldats avaient été attaqués par des manifestants qui lançaient dans leur direction des engins explosifs et des pierres. Selon elle, plus de 20'000 Palestiniens s'étaient rassemblés en différents points de l'enclave le long de la barrière de sécurité.

L'armée a ajouté avoir identifié l'infiltration sur son territoire de plusieurs Palestiniens qui ont ensuite rebroussé chemin. Elle ne s'est en revanche pas exprimée sur les cas particuliers des Palestiniens tués.

Outre l'emploi de moyens anti-émeutes pour tenir les Palestiniens à distance, l'aviation israélienne a frappé deux positions du Hamas, qu'Israël tient pour responsable de tout ce qui se passe à Gaza, toujours selon l'armée.

Depuis le début des manifestations hebdomadaires à la frontière de Gaza le 30 mars dernier, 187 Palestiniens ont été tués et des milliers d'autres blessés. Côté israélien, un soldat a été tué par un tireur palestinien.

(ats)

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