Vaud: Septuagénaire menotté au sol: policier acquitté

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VaudSeptuagénaire menotté au sol: policier acquitté

Un cycliste septuagénaire avait subi une interpellation musclée en 2015 à Lutry. Le policier incriminé a été acquitté vendredi.

Le cycliste était à l'arrêt au moment des faits.

Le cycliste était à l'arrêt au moment des faits.

DR / Illustration, Keystone

Le policier qui avait fait usage de la force pour interpeller un cycliste septuagénaire à Lutry (VD) n'a pas été reconnu coupable d'abus d'autorité. Il a été acquitté par le Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois.

Le verdict a été communiqué vendredi. Les accusations de voies de fait et de lésions corporelles simples à l'encontre du sergent de l'Association Police Lavaux (APOL) sont quant à elles déjà tombées mardi lors du deuxième jour d'audience. Un accord financier débouchant sur un retrait de plainte a été trouvé entre le plaignant et le Comité directeur de l'APOL.

Laver son honneur

Cet accord était attendu depuis longtemps. En effet, avant de porter plainte, le cycliste septuagénaire comptait sur la hiérarchie du sergent pour «laver son honneur». «On m'a fait passer pour un menteur», a-t-il expliqué au Tribunal, en se référant à la réaction de l'APOL dans un article de presse. «Je ne cherche pas à tout prix la condamnation de l'accusé.»

Le jour de l'interpellation, en juillet 2015, le plaignant répondait à un SMS arrêté sur son vélo. Dans une optique de faire de la prévention, le sergent l'avait alors interpellé. Avant de répondre à l'agent, le cycliste avait terminé d'écrire son message. Il n'avait ensuite pas présenté de pièce d'identité mais accepté de se rendre aux bureaux de la police.

Maîtrisé et menotté

Tandis que les deux hommes se rendaient au poste en marchant à côté de leurs vélos, le septuagénaire avait décidé de terminer le chemin sur son deux-roues. Alors qu'il enfourchait sa bicyclette, le policier l'a attrapé par le bras avant de le maîtriser au sol. «Au moment où je l'ai saisi, il est venu vers moi. Je l'ai pris pour une attaque et j'ai choisi de le maîtriser», a expliqué le prévenu.

Le septuagénaire avait alors été menotté, blessé aux genoux, au visage et aux dents. La hiérarchie du policier avait ensuite pris l'affaire en main, écartant le principal intéressé. «Je n'ai jamais pu me mettre face au plaignant pour discuter. Ce sont plus les agissements des autres que mon action au départ de cette affaire qui l'ont énervé», avait expliqué le sergent en ouverture d'audience.

(ats)

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