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FootballServette aura-t-il sa licence?

Le club de la Praille sera fixé sur son sort lundi. Des rumeurs alarmistes font état d'une possible relégation administrative. Suspense...

par
Nicolas Jacquier
Hugh Quennec, président du Servette FC

Hugh Quennec, président du Servette FC

Keystone

Alors que le FC Bâle devrait logiquement fêter jeudi soir au Brügglifeld argovien son cinquième titre de champion de Suisse d'affilée, quatre clubs de la Swiss Football League - Grasshopper et Thoune en Super League, Servette et Locarno à l'étage inférieur - tremblent encore pour leur avenir. Recalés en première instance le 14 avril par la Commission d'attribution des licences, ils seront fixés sur leur sort lundi prochain, suite aux délibérations de l'Autorité de recours présidée par l'avocat saint-gallois Eugen Mätzler. De deux choses l'une: soit les clubs concernés obtiennent le feu vert, soit l'un ou plusieurs d'entre eux seraient relégués administrativement, faute de disposer des garanties, notamment financières, exigées.

Outre le cas très problèmatique du FC Locarno (qui vient d'être dénoncé auprès de la Commission de discipline), le gros point se situerait aujourd'hui du côté de Genève, où Servette serait confronté à de sérieuses difficultés de trésorerie selon plusieurs rumeurs alarmistes. «La théorie, c'est que les Genevois sont dans la m...» résume même un observateur avisé désirant conserver l'anonymat. Dans la réalité, est-ce à dire que le club de la Praille pourrait vivre une deuxième relégation d'affilée dans la foulée de celle, sportive, de 2013 et se retrouver à devoir repartir en 1re ligue promotion à partir de juillet prochain? L'hypothèse existe et inquiète l'entourage du club «grenat».

Voilà qui ruinerait aussi les très hautes ambitions de Hugh Quennec, lequel multiplierait actuellement les tours de table afin de réunir des fonds. Le fait que Servette n'ait toujours pas désigné le successeur de Jean-Michel Aeby pourrait accréditer la thèse d'un nouveau fiasco programmé.

Dans un scénario déjà moins catastrophique, Servette pourrait recevoir une licence «avec charges», comme celle de se voir interdit de recrutement. Dans un parfait scénario du bonheur, les Genevois pourraient enfin obtenir une licence de jeu sans réserve, valable en Challenge League, ce qui pourrait permettre à leur président de dessiner plus précisément les contours du Servette version 2014-2015. C'est évidemment à cette version-là que le club de la Praille aimerait souscrire. Il n'empêche qu'au bout du lac, beaucoup tremblent...

Le Servette FC en Challenge League

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