Football - Servette Chênois battu, suspense autour du titre relancé
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FootballServette Chênois battu, suspense autour du titre relancé

Les Genevoises n’ont pas su faire tourner les événements en leur faveur samedi à la Praille contre Zurich. La défaite (1-2) est frustrante. Le titre loin d’être encore attribué.

par
Florian Vaney
(Genève)
Maendly et les Servetiennes n’ont pas réussi à se rapprocher du titre.

Maendly et les Servetiennes n’ont pas réussi à se rapprocher du titre.

Eric Lafargue

Gaëlle Thalmann en avait souri en semaine, après avoir porté la Suisse vers sa qualification pour l’Euro 2022. «Si je serai sur le terrain pour le choc de samedi en championnat? Ça, c’est au coach de voir…» Évidemment, Eric Sévérac a titularisé sa talentueuse gardienne. En fait, l’entraîneur de Servette Chênois a fait appel à sa dream team. Logique, pour le match le plus important de la saison.

Il y avait comme un parfum de marche vers le titre à la Praille. En tribune de presse, une certaine inquiétude se lisait sur les visages zurichois. À l’inverse, les têtes genevoises respiraient la confiance. Un peu trop? Peut-être. Mais comment échapper à la vision d’une victoire grenat, à l’écart béant qui en résulterait et à ce trophée qui ferait plus que tendre les bras aux Servetiennes?

Cette pensée en a pris un sérieux coup lorsque le coup de sifflet initial a retenti. Dans la même veine qu’avait été la fin du dernier affrontement entre les deux formations, Zurich a pris le jeu à son compte. Jusqu’à faire naître un début de doute dans les esprits grenat. À vrai dire, il a surtout été question de momentum samedi au Stade de Genève. Le premier quart d’heure a nettement tourné à l’avantage des visiteuses, Servette a su faire le dos rond et son heure est venue.

Se relever de cette défaite

Après avoir parfois su mettre en valeur ses qualités à la construction, le SFCCF a frappé sur une jolie action. Ouverture millimétrée de la spécialiste Sandy Maendly, décalage de Paula Serrano, conclusion de Maeva Sarrasin: du joli travail (37e, 1-0). Servette Chênois pouvait s’estimer décemment payé à ce moment-là, il a manqué de profiter du coup de massue qu’a représenté cette ouverture du score. Il y avait pourtant bien la place pour Paula Serrano de doubler la mise juste avant le thé.

Il n’y a pas de raison qu’elles n’en soient pas capables, mais les Genevoises devront se relever de ce match. Parce que c’est le genre de défaite qui s’articule autour de regrets. Celui de ne pas avoir fait le break à la 45e, celui d’avoir craqué juste après avoir manqué une nouvelle chance en or. On vivait la 54e, Paula Serrano s’est retrouvée avec le 2-0 au bout du pied. Raté. Sur l’action qui suivait, Zurich remettait les compteurs à zéro.

Les événements malencontreux se sont alors succédé. Le 1-2 zurichois alors que l’arbitre assistante avait levé son drapeau et que la principale l’a désavouée (à raison, 68e). Ce coup de tête sur la latte de Caroline Abbé qui a rebondi sur la ligne. «Dedans», ont réclamé en vain les Servetiennes, alors que les images semblent leur donner tort pour quelques centimètres.

Le momentum final a hurlé Servette Chênois. En vain, là encore. Malgré les tentatives et l’abnégation. Il faudra cravacher encore. Se remettre au travail. Parce qu’au propre comme au figuré, Zurich a marqué des points samedi, tout en rappelant qu’il n’était pas mort.

Servette-Chênois - Zurich 1-2 (1-0)

Stade de Genève, huis clos.

Buts: 37e Sarrasin 1-0; 54e Terchoun 1-1; 68e Zogg 1-2.

Servette: Thalmann; Revelli, Abbé, Hurni, Soulard; Lagionia, Serrano, Maendly; Sarrasin, Peiro (71e Padilla), Arfaoui (61e Fleury). Entraîneur: Eric Sévérac.

Zurich: Peng; Zogg (92e Lempérière), Stierli, Fischer; Enz (46e Andrade), Moser, Regazzoni (74e Gubler), Piubel; Terchoun (91e Hamidi), Dubs. Entraîneur: Inka Grings.

Avertissements: Maendly (22e, antijeu), Terchoun (61e, jeu dur), Regazzoni (65e, jeu dangereux), Serrano (67e, antijeu)

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