Football: Servette: cinq matches pour l’Europe
Actualisé

FootballServette: cinq matches pour l’Europe

Les Grenat attendent Bâle ce dimanche (16h). Ils visent une place européenne. Cela passe par des victoires.

par
Daniel Visentini
Servette attend Bâle sans trembler. Les Grenat, unis, visent une place européenne. Cela passe par des succès lors des cinq dernières journées-

Servette attend Bâle sans trembler. Les Grenat, unis, visent une place européenne. Cela passe par des succès lors des cinq dernières journées-

ERIC LAFARGUE

Cinq matches nuls, deux défaites et une seule victoire: depuis la reprise, Servette s’accroche à sa quatrième place comme il le peut. Il était sans doute capital de battre Lucerne le 8 juillet, un concurrent direct pour une place européenne, mais si l’objectif des Grenat demeure international, ils ont cinq rencontres pour prendre les choses en main.

Avec douze matches nuls jusqu’ici, Servette détient le record de la ligue, partagé avec Lugano et la lanterne rouge, Xamax. Un nul, c’est bien, c’est la preuve que l’on ne perd pas, surtout quand il y a onze succès pour accompagner. D’ailleurs, les Genevois, quatrièmes au classement, sont la dernière équipe de la ligue à pouvoir annoncer une différence de but positive. Par-delà le constat troublant pour la Super League, cela pourrait être précieux.

Mais avec la victoire à trois points, la gloriole s’efface devant les mathématiques. Il vaut mieux perdre une fois et gagner l’autre que de faire jeu égal deux fois. «C’est clair, nous faisons trop de nuls», lâche Alain Geiger.

C’est un peu le paradoxe grenat cette saison, que de susciter des attentes que le statut de néo-promu n’impliquait pas. Servette s’était lancé, déjà, avec un nul contre YB, il y a un an. «Le but de la saison était le maintien, rappelle l’entraîneur valaisan. Et puis les choses se sont mises en place, nous avons vu que nous pouvions jouer, imposer notre style. Et nous nous battons maintenant pour l’Europe, notre nouvel objectif.»

Alain Geiger se dit fier des performances des siens, malgré ces 12 matches nuls. Il aurait volontiers troqué ces douze points pour six défaites et six victoires, cela aurait fait 18 points, six de plus qu’actuellement.

«Nous apprenons à grandir et je crois que cela passe par le jeu, même si parfois on le paie, explique Geiger. Contre Saint-Gall, nous méritions les trois points, contre YB, à Berne, il y a eu un peu de naïveté. En fin de première période, au début de la seconde sur une balle arrêtée, sans parler du cadeau sur le troisième but bernois. Mais personne ne nous prend de haut et cela est un signe aussi.»

Après le nul contre Saint-Gall et la défaite à Berne, la trilogie se poursuit donc dimanche contre Bâle. «C’est en se frottant aux meilleurs que l’on progresse, assure Geiger. C’est aussi pour cela que nous visons une place européenne.»

Bâle, battu 2-0 à Genève la dernière fois qu’il s’est présenté à la Praille, sera sur ses gardes, comme l’a été Saint-Gall ou YB. Cela en dit long sur le parcours de Servette depuis sa promotion et son premier match en Super League depuis longtemps. C’était il y a un an seulement.

C’est clair, nous faisons trop de nuls.

Alain Geiger, entraîneur du Servette FC.

Votre opinion

0 commentaires