Football – Servette veut «croire à l’impossible»

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FootballServette veut «croire à l’impossible»

La victoire 4-2 sur la pelouse de Grasshopper offre aux Grenat l’espoir de regarder vers le haut.

par
Valentin Schnorhk
(Zurich)
Alex Schalk a inscrit le deuxième but servettien dimanche.

Alex Schalk a inscrit le deuxième but servettien dimanche.

Lafargue

Servette a choisi de «croire à l’impossible», parole d’Alain Geiger en conférence de presse dimanche. La victoire 4-2 contre Grasshopper lui en donne l’opportunité. Ses joueurs se sont mis en tête de le suivre. À commencer par Alex Schalk: «Ce match était hyper important pour déterminer si nous allions pouvoir regarder vers le haut, ou stagner en milieu de tableau, lâchait le Néerlandais après la rencontre. Nous espérons pouvoir poursuivre cette série pour gagner encore une ou deux places. Tout est désormais possible. Lugano a perdu (ndlr: 2-0 contre Bâle), cela se resserre.» Les Grenat pointent à 4 points des Tessinois, mais tout de même à 9 des Bâlois, qu’ils iront défier dimanche prochain.

«Entre nous, nous nous sommes dit que ces matches étaient importants, parce que si on doit rester en milieu de classement, avec rien à jouer, il est plus dur de rester sous tension»

Alex Schalk, attaquant de Servette

«On est d’accord que la 3e place semble être un peu loin, mais on ne sait jamais, se persuade Schalk. Nous donnerons en tout cas le maximum. Et puis, entre nous, nous nous sommes dit que ces matches étaient importants, parce que si on doit rester en milieu de classement, avec rien à jouer, il est plus dur de rester sous tension.» Servette ne veut donc pas d’un printemps dans le ventre mou.

Des «solutions» à trouver

Il faut dire qu’il l’a démontré au Letzigrund. Un match pris avec sérieux, mais dans lequel les Grenat ont eu certains problèmes. «Nous n’avons pas fait une super bonne prestation, c’était difficile, considère le deuxième buteur grenat. Nous étions dans le match, mais nous ne trouvions pas de solution face au système de GC. Nous avons de la peine à presser des défenses à 3. Par exemple, moi, si je sortais sur le défenseur central droit Seko, cela laissait l’extérieur droit Bolla seul. Parce que Gaël Clichy ne pouvait pas sortir sur lui, au risque de laisser les défenseurs en un contre un. Il faut qu’on trouve des solutions face à ce genre de systèmes.»

Dans ce genre de cas, la solution peut être un «Sonntagschuss», un but venu d’ailleurs. Pour l’entraîneur de Grasshopper, Giorgio Contini, c’est le bijou de Ronny Rodelin, pour le 3-2, qui a fait la différence dans cette partie. Le Français autorise donc Servette à rêver.

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