Suisse-UE: Seule Viola Amherd a salué l'élection d'Ursula von der Leyen

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Suisse-UESeule Viola Amherd a salué l'élection d'Ursula von der Leyen

L'élection de la première présidente de la Commission européenne n'a pas suscité de réactions particulières en Suisse, où Jean-Claude Juncker va finalement manquer à ses adversaires...

par
Eric Felley
La ministre suisse de la Défense a salué l'élection de son homologue allemande. Elle en a fait de même avec celle qui lui a succédé, Annegret Kramp-Karrenbauer.

La ministre suisse de la Défense a salué l'élection de son homologue allemande. Elle en a fait de même avec celle qui lui a succédé, Annegret Kramp-Karrenbauer.

Keystone

Les milieux politiques suisses sont restés plutôt amorphes après l'élection de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen (CDU), à la tête de la Commission européenne. C'est tout de même une page qui va se tourner aussi dans le paysage politique helvétique, où à partir du 1er novembre, la figure controversée du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker va disparaître du dossier européen.

De la même famille

Seule la conseillère fédérale en charge de la Défense, Viola Amherd, a publié un tweet pour féliciter la ministre allemande après son élection mardi à une courte majorité. Il faut dire que dans le concert des partis européens, le PDC fait partie de la même famille que la CDU et la Valaisanne avait eu l'occasion de la rencontrer à Vienne en janvier dernier. Au Département fédéral des affaires étrangères, on précise que la Confédération transmettra formellement ses félicitations par courrier et par le biais de son actuel président, Ueli Maurer.

Peu connue en Suisse

Pour le reste, à Berne, tout le monde est en vacances.... «En Suisse, on la connaît relativement mal, observe le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE), membre de la Commission de politique extérieure. Une chose est certaine, elle a obtenu une majorité très faible et elle devra s'appuyer dorénavant sur les forces pro-européennes. Jusqu'ici elle s'est occupée d'affaires militaires, notamment en relation avec l'OTAN. Il faudra voir de quelle manière elle sera capable de négocier avec le Parlement européen et sa capacité à tenir ensemble les 27 de l'UE. Elle doit répondre à beaucoup de défis, mais la fonction peut révéler une personnalité.»

Du «sang neuf» pour la Suisse

Pour les relations entre la Suisse et l'Union européenne, le départ de Jean-Claude Juncker, le punching-ball des anti-UE, est certainement un soulagement: «C'est une page qui se tourne, relève Manuel Tornare (PS/GE). C'est quelqu'un qui était parfois affectueux ou parfois plus dur avec la Suisse. Il faut du sang neuf pour relancer le processus, trouver un accord politique et ne plus se perdre dans les détails de négociation. Pour la nouvelle présidente, la Suisse n'est pas le premier souci. L'Europe est dans une telle situation que d'autres priorités s'imposeront à elle».

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