Football: «Sforza avait de la peine avec les joueurs de caractère»
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Football«Sforza avait de la peine avec les joueurs de caractère»

Steven Lang a joué sous les ordres du nouveau coach du FC Bâle avec Grasshopper. Il raconte.

par
Julien Caloz
Sforza et son capitaine Smiljanic, le 14 août 2011 face aux Young Boys. 

Sforza et son capitaine Smiljanic, le 14 août 2011 face aux Young Boys.

KEYSTONE

Steven Lang, vous avez évolué sous les ordres de Ciriaco Sforza avec GC entre 2010 et 2012. Quels souvenirs en gardez-vous?

Je me souviens d’un entraîneur doté d’une grande personnalité. On sentait qu’il avait une belle carrière de joueur derrière lui.

À quoi le remarquiez-vous?

À son exigence. Il avait parfois de la peine à comprendre qu’on pouvait rater certains gestes, et demandait énormément d’implication du début à la fin de chaque entraînement. Mais il y a des moments dans une saison où l’on doit se relâcher un peu, on ne peut pas toujours être à fond, ce n’est pas possible.

Comment ont réagi les cadres du vestiaire?

Il y a eu deux-trois accrochages entre eux et Ciriaco, qui avait un peu de peine avec les joueurs de caractère, comme Salatic, Cabanas ou Smiljanic. Il avait de la peine à asseoir son autorité, mais il était encore un jeune entraîneur. GC, c’était seulement sa deuxième équipe de Super League après Lucerne.

«Il coachait le FC Wil et là il se retrouve directement propulsé au FCB, c’est quand même Bâle»

Steven Lang, ex-joueur de GC sous Ciriaco Sforza

Et comment Sforza se comportait-il durant les matches?

Je me souviens que lorsque j’évoluais dans le couloir près du banc de touche, il commentait toutes les actions. Tu recevais le ballon et tu entendais: «Dribble», ou «fais la passe», ou encore «donne en profondeur». ça m’avait un peu perturbé au départ mais bon, je crois qu’il s’est calmé!

Il parle français?

Oui, il s’exprime très bien dans plusieurs langues: en français, en allemand évidemment, en italien. Il était aussi proche de ses joueurs de par son jeune âge (ndlr: il a dirigé GC entre ses 39 et 42 ans).

Sa nomination sur le banc du FC Bâle vous a-t-elle surpris?

Oui, un peu. Je ne m’y attendais pas du tout. Il coachait le FC Wil et là il se retrouve directement propulsé au FCB, c’est quand même Bâle, une des deux meilleures équipes du pays!

Peut-il s’y imposer selon vous?

S’il a évolué de la meilleure façon, qu’il a gommé les quelques défauts dont je vous ai parlé, il peut être un bon coach, car il est tactiquement très fort, habile avec les jeunes et doué dans la communication. Mais il peut aussi se vautrer complètement.

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