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Etats-Unis«Sharknado», le mot le plus inutile de l'année 2013

Les experts de l'American Dialect Society, réunis en convention annuelle à Minneapolis, ont élu mot le plus inutile de l'année le terme «Sharknado».

«Sharknado» est la contraction de shark (requin) et de tornado (tornado.

«Sharknado» est la contraction de shark (requin) et de tornado (tornado.

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Le mot «Sharknado» correspond à la contraction de shark (requin) et de tornado (tornado). Il a spécialement été créé pour les besoins d'un téléfilm qui a fait sensation.

Diffusé cet été aux Etats-Unis par la chaîne câblée Syfy, ce film catastrophe à petit budget formulait l'hypothèse d'une tornade géante aspirant des requins au-dessus du Pacifique et les faisant pleuvoir sur Los Angeles.

Lors de sa diffusion, avec 1,4 million de téléspectateurs, «Sharknado» a fait un peu moins bien que les audiences normales pour une production Syfy, abonnée aux films déjantés comme «Dinocroc contre Supergator» ou «Piranhaconda».

Mais il a rencontré un succès phénoménal sur Twitter, générant jusqu'à 5000 messages par minute d'internautes stupéfaits et hilares. Aussitôt reprogrammé, «Sharknado» a vu ses audiences progresser (2,1 millions de téléspectateurs en troisième diffusion), cas de figure inédit dans l'histoire des rediffusions sur Syfy, et a eu les honneurs d'une sortie spéciale dans des salles de cinéma.

«Because», mot de l'année

Même si la chaîne projette déjà un «Sharknado 2», les linguistes, grammairiens, historiens, chercheurs, écrivains et éditeurs de l'American Dialect Society en ont pourtant fait leur mot le plus inutile de l'année. Avec 162 suffrages, il devance de très, très loin le terme «cronut», hybridation de croissant et de donut qui a obtenu 18 voix.

A l'inverse, dans la catégorie du mot de l'année, c'est la conjonction «because» (parce que) qui l'emporte, devant «twerk» (une danse très suggestive), «selfie» (autoportrait réalisé au moyen d'un smartphone et mis en ligne sur les réseaux sociaux) ou «Obamacare» (la réforme de la santé aux Etats-Unis).

«Au cours de l'année écoulée, le mot très ancien 'because' a explosé du fait de nouvelles possibilités grammaticales dans ses emplois informels en ligne», explique Ben Zimmer, qui dirige le comité des mots nouveaux.

«'Because' n'a plus à être suivi par 'of' ou par une proposition complète», ajoute-t-il. «Aujourd'hui, on voit souvent des propositions logiques sèchement formulées comme 'because science' (parce que la science) ou 'because reasons' (parce que des raisons).»

(ats)

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