Football: «Si le football pouvait voter, on jouerait déjà à 12 ou 14 équipes»
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Football«Si le football pouvait voter, on jouerait déjà à 12 ou 14 équipes»

Alain Geiger demeure un partisan convaincu de la refonte de la Super League. Au moment où Servette défie ce mercredi Saint-Gall, le coach de la Praille détaille ses arguments.

par
Nicolas Jacquier
Alain Geiger estime qu’il y aurait lieu d’augmenter le nombre d’équipes en Super League afin de favoriser notamment l’intégration des jeunes. 

Alain Geiger estime qu’il y aurait lieu d’augmenter le nombre d’équipes en Super League afin de favoriser notamment l’intégration des jeunes.

Andy Mueller/freshfocus

Entre Genève et Saint-Gall, soit d’un bout à l’autre du pays, Alain Geiger a eu le temps de voir défiler le classement. Depuis la création de la Super League, il n’a jamais été aussi serré. Hormis le cavalier seul d’YB, trop largement détaché, Bâle (2e) et Vaduz (10e) ne sont séparés que de dix points avant le coup d’envoi de la 23e journée.

Cela pose bien des questions, notamment sur le véritable niveau du championnat, avec le risque, avéré, d’un nivellement vers le bas.

«Ce qui se passe cette saison devrait nous inciter à réfléchir à nouveau sur le mode de championnat»

Alain Geiger, coach du Servette FC

Pour le coach du Servette FC, il y aurait surtout lieu de se pencher sur la formule, cet éternel serpent de mer. «On s’aperçoit que c’est très équilibré, convient Alain Geiger. En restant à dix, il est plus difficile de privilégier les jeunes quand l’on voit que tout le monde se renforce à gauche à droite… On est toujours concernés par quelque chose. Ce qui se passe cette saison devrait pourtant nous inciter à réfléchir à nouveau sur le mode de championnat et surtout sur le nombre d’équipes. Si le football pouvait voter, on jouerait déjà à 12 ou à 14.»

Mais Geiger le sait, d’autres intérêts existent, principalement économiques. Cela ne l’empêche nullement de reprendre son argumentaire. «Ce n’est pas parce que l’on évolue à l’étage supérieur que la Super League est forcément nettement au-dessus. En Coupe, on voit que trois équipes de Super League (ndlr: Sion, Bâle et Lausanne) se sont déjà fait sortir par des formations de Challenge League… Il y a la question de l’intégration des jeunes, mais il y a aussi celle des infrastructures à disposition. À Neuchâtel, il y a un nouveau stade À Schaffhouse, il y a un nouveau stade. À Thoune aussi, etc.»

«On peut ramener quelque chose de Saint-Gall, c’est en tout cas jouable»

Alain Geiger, coach du Servette FC

Sinon, parce qu’il y a aussi un rendez-vous à préparer, Alain Geiger connaît les statistiques, qui font du FC Saint-Gall le favori logique sur le plan des chiffres. Surtout si l’on sait que le visiteur grenat ne s’est plus imposé en Suisse orientale depuis le printemps 2002. À l’époque, le match s’était disputé dans le vieil Espenmoos et Alex Frei (un but) avait contribué au succès genevois 3-1 contre des Brodeurs entraînés alors par Gérard Castella. «Je suis convaincu que l’on peut réussir le même exploit ce mercredi, reprend Geiger. On peut ramener quelque chose de Saint-Gall, c’est en tout cas jouable…»

Mettre fin au quart d’heure genevois

À condition, dans quelques heures, de ne pas foirer l’entame de match comme cela a été systématiquement le cas depuis six matches. Servette ne pourra pas toujours renverser le score comme il l’a fait ce week-end contre Zurich. Il est temps d’en finir avec la version genevoise du traditionnel quart d’heure vaudois. «On se doit vraiment d’être plus vigilants dans nos entames de match, reconnaît le technicien valaisan. Cela dit, quand vous avez un défenseur qui vous dépoussière la toile d’araignée comme l’autre jour, il n'y a pas grand-chose à faire…»

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