Hockey sur glace - «Si on enlève le score c’était une belle soirée»
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Hockey sur glace«Si on enlève le score c’était une belle soirée»

Jan Cadieux a vécu, vendredi face à Zoug, sa première soirée dans la peau du coach principal de GE Servette. Comme prévu, il n’y a pas eu de révolution de palet et une nouvelle défaite.

par
Christian Maillard
(Genève)
Jan Cadieux n’était pas trop mécontent de sa première sortie en qualité d’entraîneur en chef de GE Servette, même si à la fin le résultat n’a pas changé.

Jan Cadieux n’était pas trop mécontent de sa première sortie en qualité d’entraîneur en chef de GE Servette, même si à la fin le résultat n’a pas changé.

ERIC LAFARGUE

Il le savait, il l’avait dit, répété à qui voulait bien l’entendre, qu’il n’était pas un magicien; qu’il ne pouvait pas «guérir du jour au lendemain un malade» qu’il n’allait pas tout changer en si peu de temps. Jan Cadieux, qui a dirigé pour la première fois les Aigles dans la peau d’un entraîneur en chef, vendredi aux Vernets (défaite 3-4 ap), n’était toutefois pas si mécontent que cela de sa «première sortie» avec des Genevois qui ne sont pas passés très loin d’un résultat positif face au champion de Suisse. Comme son prédécesseur d’ailleurs face au même adversaire à Zoug, il n’y a eu au final qu’un point en prolongation, soit dans la moyenne de la saison. Un bilan toujours aussi insuffisant pour les dirigeants, alors que les Grenat se déplacent ce samedi à Ambri.

Jan Cadieux, comment avez-vous vécu votre première dans le costume de coach principal?

Très bien. J’étais excité avant le match, un peu stressé quand même, parce que j’avais à cœur de commencer après ces dix jours de pause. À la fin j’ai pris beaucoup de plaisir à voir mes gars travailler ainsi. Si on enlève le score c’était une belle soirée.

– Vous aviez dit avant le match que vous n’aviez pas de baguette magique, mais le miracle n’était finalement pas très loin lorsque vous êtes revenus de 0-2 à 2-2 puis de 2-3 à 3-3 à seize secondes de la fin?

Tout le mérite revient aux joueurs. Cela fait dix jours qu’on travaille et qu’on essaie d’appliquer ce qu’on a changé. Tout n’a pas été parfait mais on a vu des gars qui ont essayé des choses, qui se sont battus. On est revenu deux fois au score et à la fin il n’y a pas de recette miracle, c’est le travail qui va payer et l’attitude. On peut construire sur des soirées comme celle-là.

‹‹On est revenu deux fois au score et à la fin il n’y a pas de recette miracle, c’est le travail qui va payer et l’attitude. On peut construire sur des soirées comme celle-là.››

Jan Cadieux, coach de GE Servette

Que retenez-vous de positif d’un match comme ce vendredi soir malgré la défaite?

Comme je l’ai dit, il y a eu beaucoup de caractère de la part de l’équipe en revenant de l’arrière. On n’a rien lâché et au début du troisième tiers on a dominé. On a manqué quelques chances mais ce soir ce sont vraiment pour moi des petites choses. Comme je l’ai dit, nous n’avons eu que deux entraînements avec l’équipe. Ce qu’il faut retenir c’est que les joueurs ont appliqué ce qu’on leur a demandé et tout le mérite en revient à eux.

Il n’y a pas eu un grand changement fondamental, une révolution de palet?

Je l’avais annoncé que nous n’allions pas tout changer mais il y a eu deux à trois petits détails, mais pas grand-chose. J’ai toujours dit aussi, dès le début de ma prise de pouvoir, que ce qu’on faisait avant j’y croyais. Je me suis battu pour Genève Servette et toujours cru en notre travail. Et là il ne manquait pas grand-chose.

Au niveau du jeu, êtes-vous satisfait de ce que vous avez montré offensivement et défensivement ou y a-t-il des choses à améliorer avant votre déplacement à Ambri?

On a vu au deuxième tiers qu’il y a eu cinq minutes de flottement où on s’est un peu trop débarrassé du puck. Mais par la suite, on a recommencé à jouer pour tenter de renverser la partie. Lors de la troisième période, on rate quand même de grosses chances de marquer et malheureusement c’est comme ça.

– Le retour de Tanner Richard a-t-il déjà modifié l’état d’esprit de votre groupe?

– Comme c’était sa reprise, j’ai demandé à Tanner de ne jouer dans un premier temps que les jeux en infériorité numérique. Mais à la fin, comme nous étions disciplinés et que nous n’avons pas pris de pénalité, on a pu aussi l’utiliser dans le power play. Il est clair que c’est un grand joueur qui par son leadership apporte au groupe de l’énergie et de l’émotion et qui peut à tout moment faire la différence. Il nous avait malheureusement manqué en ce début de saison. À nous de gérer un peu intelligemment son enchaînement de matches.

‹‹Après une défaite aussi «crève-cœur» comme ce vendredi, cela va faire du bien de tout de suite enchaîner.››

Jan Cadieux, coach de GE Servette

– Sandro Zurkirchen, qui est venu relayer Gauthier Descloux dans la cage pour deux matches, a eu un début compliqué en encaissant un but après 2 minutes, mais ensuite il a été déterminant…

Vous l’avez dit, peut-être que le début n’était pas idéal pour lui mais par la suite, il a lui aussi fait preuve de caractère. À la fin, un gars qui arrive comme ça au dernier moment pour dépanner, chapeau à lui. Il a eu une super attitude pour se battre jusqu’au bout.

– Votre «première» étant derrière, vous réjouissez-vous de passer à la suite et à un match plus normal ce samedi à Ambri?

– Il faut parfois tout de suite repartir dans le bain pour soigner le mal. Après une défaite aussi «crève-cœur» comme ce vendredi, cela va faire du bien de tout de suite enchaîner. Une saison est longue et à la fin il ne faut pas jouer avec les montagnes russes et les émotions. Ce soir pour diverses raisons elles étaient hautes c’est clair mais maintenant c’est à nous de les garder à un bon niveau. Qu’elles montent un peu mais pas qu’elles descendent trop bas, ça va être la gestion pour tout le groupe.

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