José Mourinho: «Si on le joue 10 fois, on le gagne à neuf reprises»

Publié

José Mourinho«Si on le joue 10 fois, on le gagne à neuf reprises»

Le technicien portugais de Manchester United était un brin dépité après la défaite à Bâle mercredi soir.

José Mourinho n'a pas amélioré ses statistiques contre le FC Bâle.

José Mourinho n'a pas amélioré ses statistiques contre le FC Bâle.

Keystone

Bâle affiche dans les grands matches européens des qualités sur la pelouse dont les autres clubs suisses peuvent seulement rêver. Les hommes de Raphael Wicky ont réussi une des plus belles performances suisses en Ligue des champions. Les Rhénans possèdent le potentiel pour atteindre les huitièmes de finale de la Ligue des champions, malgré avoir vécu un grand bouleversement, malgré les critiques en Championnat.

Manchester United n'avait pas calculé avec un tel finish de son adversaire. Le leader du groupe A possédait pourtant tous les atouts dans ses propres mains. «Ainsi va le football. Il m'est difficile de critiquer mon équipe. Notre match a été bon pendant de longues minutes; on jouerait dix matches comme ça, on en remporterait neuf», relevait José Mourinho, le coach de United, un brin dépité.

Le coach portugais n'a en tout cas pas amélioré ses statistiques contre le FC Bâle. «Le 'Special One' a souvent rencontré des difficultés contre le dominateur du Championnat de Suisse. En automne 2013, il avait été dupé à deux reprises par le groupe de Murat Yakin. Cette fois-ci, il a perdu contre le rookie en Ligue des champions, Raphael Wicky.

Que José Mourinho juge la performance de Manchester une classe au-dessus de celle de Chelsea à la même place en 2013 donne du crédit à la performance de Bâle. «Nous n'avions pas tiré une fois au but, cette fois-ci, il nous a juste manqué les buts», soulignait le Portugais. Le Manchester de Mourinho a buté sur des Bâlois, qui sont les seuls en Suisse à pouvoir offrir une telle résistance mentale, une telle capacité physique de résistance et une confiance en soi sans limite.

«Besoin d'une soirée parfaite»

La régularité avec laquelle le champion de Suisse réussit des coups sur le plan international est stupéfiante comme si l'ADN du club contenait la force de persuasion dans ses gènes. Avant tout pour repousser les limites face aux représentants les mieux lotis financièrement de la Ligue. Une fois de plus, Bâle va jouer avec une très bonne chance de figurer dans le top 16 européen.

Raphael Wicky a réagi tout en nuance quand on lui a demandé d'expliquer quel secret avait permis aux Rhénans de vivre une nuit magique. Il ne pouvait pas trop l'analyser: «Avant j'étais juste présent comme expert TV pour apprécier de tels matches. Aujourd'hui, je pense que nous n'avions rien à perdre et nous avons pu jouer complètement libre.»

Cela suffit-il pour battre une équipe qui a remporté l'Europa League le printemps dernier? Wicky se montre plus précis: «L'équipe a de la qualité et a un grand bouleversement derrière elle, qui persiste encore. A côté du talent, nous sommes dépendants de la valeur de l'expérience de joueurs comme Suchy, Lang, Serey Die ou Xhaka. Et nous avons besoin d'une soirée parfaite.»

Un joueur, qui a le sens des réalités, c'est bien Michael Lang. Le défenseur offensif avec un bon flair et un bon timing pour porter le danger devant le but adverse, a donné la victoire à la 89e minute. Il était fier de son but et a adressé tout de suite un compliment à ses collègues. «La performance d'ensemble était incroyable sinon un tel succès n'aurait pas été possible.»

(ats)

Ton opinion