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Football«Si Sion peut nous couler, il ne s'en privera pas»

Le défenseur servettien Christopher Routis a joué un quart d'heure avant-centre (!) pour tenter d'arracher le match nul contre YB. En vain malgré des tonnes d'occasions. Sa réaction avant le derby contre Sion.

par
Mathieu Aeschmann
Eric Lafargue

Christopher Routis, est-ce que vous vous souvenez d'une mi-temps lors de laquelle Servette a eu autant d'occasions sans marquer?

Je ne sais pas. Mais c'est vrai que nous nous sommes procuré énormément de positions de frappe. Mais il y avait toujours un pied bernois. On a aussi manqué d'efficacité et de réussite (ndrl: Frappe superbe de Kossoko sur la barre de Wölfli à la 85e). C'est dommage parce qu'YB n'a pas eu une seule chance de but en deuxième mi-temps. On est très déçus de ne pas accrocher au moins un point après une telle débauche d'énergie.

Vous l'avez dit, YB a disparu en seconde période. Par contre, les Bernois vous ont posé beaucoup de problèmes en début de match?

Ils sont entrés très fort dans le match en effet. Je pense que c'est du reste une attitude qu'adopte la majorité des équipes ici à la Praille. Elles se disent qu'il faut profiter de la prétendue insécurité du dernier pour tenter de marquer un but rapide. YB y est parvenu ce soir. Mais plus le match avance, plus nous imposons notre rythme pour devenir la meilleure équipe. Ce soir encore, c'est ce qui s'est passé. Malheureusement sans être récompensés.

Mercredi déjà arrive un FC Sion en plein psychodrame collectif. Est-ce que la situation dans laquelle se débattent les Sédunois est une bonne nouvelle pour Servette?

La situation a l'air sacrément compliquée là-bas. Mais je pense que ça peut les booster. Parfois une équipe en difficulté trouve des nouvelles ressources. En tout cas, je m'en méfie car si j'étais joueur à Sion, la situation me titillerait au point de débarquer le couteau entre les dents. Et puis il ne faut pas se le cacher: si le FC Sion a la possibilité de nous couler, il ne s'en privera pas.

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