29.11.2015 à 22:38

HOCKEY SUR GLACESimon Rytz: «Cette victoire est tellement importante»

Face à FR Gottéron, le gardien du HC Bienne a livré un sans-faute lors de l’épreuve des tirs au but et permis à son équipe de remporter deux points d’une importance capitale.

par
Cyrill Pasche
Keystone

Comment avez-vous vécu les dernières minutes du match? Vous filiez vers une victoire 4-3 dans le temps réglementaire lorsque Julien Sprunger a trouvé le moyen d’égaliser à 52 secondes de la sirène…

C’était dur… Les Fribourgeois ont sorti leur gardien et fait entrer un sixième joueur de champ. Nous manquons le but vide et le K.O (ndlr : le tir de Pär Arlbrandt a été arrêté sur la ligne par Martin Réway). Sur la contre-attaque, je vois Julien Sprunger déborder. Je le connais bien (ndlr : ils ont joué ensemble à FR Gottéron), je connais ses habitudes de tir. Sur le coup, il avait un bon angle de tir et donc plusieurs options. Lorsqu’il arme son tir, j’ai deux options : un arrêt de l’épaule ou du gant. J’ai essayé de retenir son tir du gant mais c’est allé tellement vite! Je le déteste pour ça (il rigole)! Il a placé son puck au-dessus de mon épaule, ce gars est vraiment incroyable!

Au final, vous remportez le match après les tirs au but (3-0), où vous réalisez d’ailleurs un sans-faute. Une victoire capitale au vu de la situation après six défaites consécutives, non?

C’était tellement important pour nous! Nous aurions pu plier l’affaire avant, mais nous avons péché sur de petits détails, de petites erreurs. Cette victoire est un grand pas en avant pour nous et j’espère que nous pourrons bâtir quelque chose à partir de maintenant.

Malgré toutes ces défaites, l’ambiance est-elle restée bonne au sein du groupe?

Oui, il n’y a jamais eu de problèmes. Nous avons eu plusieurs discussions en équipe la semaine dernière (ndlr: dont une sans la présence du coach Kevin Schläpfer) et nous avons été très critiques envers nous-mêmes. Il n’a jamais été question de se pointer du doigt ou de mettre la faute sur un coéquipier ou l’entraîneur. Ces derniers temps, notre attitude était la bonne même si les résultats n’ont pas suivis. Un exemple : Mathieu Tschantré n’a pas terminé le match car il était malade et déshydraté. Il aurait pu faire l’impasse et ne pas venir du tout à la patinoire aujourd’hui. Il a montré l’exemple, c’était un signe fort de la part de notre capitaine. C’est cet état d’esprit que nous devrons tous avoir à l’avenir.

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