29.10.2018 à 16:24

Course à piedSimone Troxler: «Cette notoriété est dure à gérer»

Deuxième du Lausanne Marathon dimanche, l’étudiante en médecine de 22 ans raconte comment s’est passé le jour suivant son exploit.

par
Pierre-Alain Schlosser
Simone Troxler: «Je pense que j’aurais pu aller encore plus vite sans le vent de face.»

Simone Troxler: «Je pense que j’aurais pu aller encore plus vite sans le vent de face.»

Keystone

- Simone Troxler, on vous a vue à la une de «24 heures», entendue à la radio. Comment vivez-vous ce moment de gloire?

Je ne m’y attendais pas. Depuis hier, j’ai 100 nouveaux followers sur Instagram. Des gens que je ne connais même pas. J’ai aussi reçu une cinquantaine de messages via Facebook. Autant sur Instagram et une grande quantité via What’sApp. Ça fait plaisir, mais c’est dur à gérer.

- Comment s’est passé votre retour à l’université?

Ce matin, je suis arrivée à l’auditoire et presque tout le monde était au courant de ce que j’ai fait dimanche. Spontanément, des étudiants que je ne connaissais pas sont venus se présenter et m’ont félicitée.

- Un jour après votre exploit, vous n’avez pas trop mal aux jambes?

Ça va nickel, je n’ai pas de courbatures. J’en suis presque un peu déçue… (rire)

- Comment avez-vous pu courir 11 minutes de mieux que l’an dernier?

Cela ne fait que 2 ans que je cours. L’an passé, je me suis inscrite sur un pari. C’était mon premier marathon. Depuis, j’ai intensifié les entraînements. Plusieurs trails auxquels j’ai participé ce sont bien passés. Avant, je gérais tout par moi-même. Mais depuis un mois, Richard Umberg, qui a entraîné Franziska Rochat-Moser, me conseille et me suit.

- Vous courez le marathon en 2h44', alors que vous n’avez que 22 ans. Quel temps pouvez-vous atteindre à l’avenir?

Je l’ignore. J’aimerais bien continuer à m’améliorer. Dimanche, le vent a tourné. Il était de face à l’aller comme au retour de La Tour-de-Peilz. Je pense que j’aurais pu aller encore plus vite sans cela.

- Des championnats d’Europe ou du monde vous tentent-ils?

J’aimerais bien disputer des Européens. Mais il y a les études à côtés. Pendant les vacances, tout se passe bien. Mais en périodes de cours, il est plus difficile de tout gérer simultanément.

- Justement, en quoi consistent vos entraînements?

Je m’entraîne à raison de six séances hebdomadaires. Aux sensations, en faisant deux fois des intervalles, parfois du footing, du long, du tempo. Mon entraîneur me donne un plan que je peux moduler en fonction de la forme du jour. Ce qui me convient parfaitement.

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