États-Unis: Simuler la vie sur Mars dans le désert

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États-UnisSimuler la vie sur Mars dans le désert

Sept étudiants français sont partis rejoindre une «base martienne» dans le désert de l'Utah pour y vivre dans des conditions similaires à celles de la planète rouge.

par
Jonathan Zalts
Sept étudiants français vont vivre pendant trois semaines dans des conditions similaires à celle que l'on peut trouver sur Mars.

Sept étudiants français vont vivre pendant trois semaines dans des conditions similaires à celle que l'on peut trouver sur Mars.

Twitter/ISAE-SUPAERO

Simuler la vie sur Mars. Tel est le but de la Mars Desert Research Station, une «base martienne» située dans le désert de l'Utah, aux États-Unis.

Depuis le début des années 2000, des équipes scientifiques du monde entier s'y rendent pour leurs expériences. C'est le cas de sept étudiants français de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace de Toulouse, qui pendant trois semaines, vont vivre dans cet habitacle cylindrique conçu sur le modèle d'un tronçon de fusée.

Selon LCI, ces derniers y résident depuis samedi dernier dans des conditions de vie similaires à celles que l'on pourrait retrouver lors d'un voyage sur Mars. À l'intérieur de la base, l'eau est rationnée et on mange de la nourriture lyophilisée à tous les repas.

À l'extérieur, un paysage aride géologiquement proche de celui de la planète rouge. Les sorties s'y font en combinaison.

Le groupe d'étudiants prévoit d'y mener des expériences telles que la culture de laitues et de plantes aromatiques dans un potager connecté ou encore le test d'un sismomètre pour mesurer les mouvements du sol.

À la tête de l'équipe, Arthur Lillo, qui a déjà séjourné sur place l'année dernière: «C'est une expérience très particulière d'isolement et de confinement, au milieu d'un incroyable paysage qui fait penser à Mars» explique-t-il.

Quant à la possibilité d'un jour se rendre réellement sur la planète: Oui, «mais pas avec un aller simple seulement comme le propose Mars One (une émission qui mêle téléréalité et projet scientifique).» S'il n'a donc guère envie de s'y exiler pour l'éternité, il accepterait sans hésitation un aller-retour, «malgré les risques et les contraintes».

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