Candidature olymplique: Sion 2026 est mort, vive Sion Switzerland 2030!
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Candidature olympliqueSion 2026 est mort, vive Sion Switzerland 2030!

Depuis la défaite du 10 juin en Valais, un petit comité travaille dans l'ombre pour rallumer une fois encore la flamme. Mais le conseiller national Benjamin Roduit n'y croit plus.

par
Eric Felley
Les initiateurs d'un nouveau projet olympique présente la carte du vote valaisan du 10 juin dernier où le non l'a emporté. Recommencer proprement ? Pas sûr que l'injonction fasse mouche.

Les initiateurs d'un nouveau projet olympique présente la carte du vote valaisan du 10 juin dernier où le non l'a emporté. Recommencer proprement ? Pas sûr que l'injonction fasse mouche.

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Les mordus des JO d'hiver n'ont pas tardé. Le 10 juin dernier, le peuple valaisan refusait par 54% des voix la candidature de Sion 2026. Quelques jours plus tard, de mystérieux initiateurs relançaient un projet intitulé Sion Switzerland 2030. Leur page Facebook compte aujourd'hui 450 abonnés et cette explication: «Comité d'Exploration Sion 2030. Les anciens dirigeants du comité Sion 2026 sont KO-debout. C'est à nous de reprendre le flambeau. On veut montrer à Berne qu'on est tous motivés de repartir».

Mais pour l'instant ce comité tient à rester dans l'ombre. Le Nouvelliste a pu toutefois contacter un certain Sean Kelly (homonyme du célèbre cycliste), présenté comme un ancien skieur de haut niveau. «Une majorité des votants veulent se relancer pour les JO d'Hiver 2030. A les écouter, ils veulent des Jeux différents et ne veulent pas des Jeux imposés», écrivent les initiants sur leur site. «Il s'agit de demander d'abord à la population ce qu'elle veut et ensuite s'y tenir», ajoutent-ils.

Intégrer les «opposant constructifs» D'une manière générale, ce comité d'exploration passe en revue certains éléments de la candidature 2026 qui ont contribué à son échec. Au moyen de sondages, ils semblent vouloir les corriger et surtout mettre dans leur poche ceux qu'ils appellent les «opposants constructifs», c'est-à-dire les personnes qui ne refuseraient pas les jeux, mais qui ont refusé ce projet-là. Les initiateurs cherchent à former le «Team Sion 2030» idéal avec moins de politiciens, mais plus de sportifs et des représentants des milieux économiques ou écologiques.

Mais, pour le conseiller national Benjamin Roduit (PDC/VS), qui avait ardemment défendu Sion 2026, cette nouveau retour de flamme paraît illusoire: «Le Valais vient de se prononcer, disant qu'il ne voulait pas de projet pharaonique. Les régions de plaine et les villes ont refusé les JO pour des raisons financières ou sociales. Le Valais change. Il faut prendre acte qu'une majorité souhaite une autre forme de développement. Il faut savoir tourner la page».

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