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FootballSion: apprendre à manier le feu et la glace

Les Valaisans n'ont pas trouvé le juste équilibre pour battre Zurich (2-2). Les signaux sont malgré tout encourageants.

par
Florian Vaney, Sion

Jusqu'à 16h45 dimanche, on avait du FC Sion de Fabio Grosso l'image d'une équipe bien organisée, caractérielle (dans le bon sens du terme) et plutôt prudente. L'entraîneur italien n'a pas mis la charrue avant les bœufs, il s'est attelé à établir des bases solides dans son groupe avant de chercher à le rendre spectaculaire et l'ancien champion du monde n'est en tout cas pas attaquable là-dessus. Sinon? Que, comme chaque année, le potentiel est au rendez-vous. Cela n'a jamais garanti aux Sédunois le succès, mais le fait est que cette équipe est au moins autant, si ce n'est sans doute plus, talentueuse que sa version précédente.

Et puis est arrivée la deuxième mi-temps du duel face à Zurich. Les Valaisans couchaient sur quatre matches cohérents sans qu'ils soient pour autant flamboyants, la première période de la rencontre s'était voulue du même acabit et venait de se conclure d'un parfaitement logique 0-0... puis tout s'est inversé. Renversement total de situation. Deux buts encaissés, deux buts inscrits, un penalty manqué, la latte de Kevin Fickentscher qui tremble encore, une percée de Jared Khasa qui a brisé les reins de trois Zurichois et deux cameramen. De la folie, des erreurs, des prouesses: bref, une mi-temps de football total.

Un signal positif

Sion n'était pas attendu sur ce terrain-là. Qu'il s'y soit aventuré peut vouloir dire au moins deux choses: qu'il a progressé plus vite que prévu et qu'il a réussi à le faire loin des matches officiels (le dernier datait du 18 octobre contre Lausanne) et/ou qu'il dispose de plus d'arguments que ce qu'il avait bien voulu montrer jusqu'ici. Dans tous les cas, attaquer une série de dix matches en un mois de cette façon ne peut être qu'un signal positif. Qu'en aurait-il été si Jared Khasa n'avait pas égalisé à la 79e minute? Difficile à dire. Reste que ce point valide l'idée que le FC Sion peut aussi être bien payé en prenant des risques.

À ce stade-là, les Valaisans semblent être en possession de tout le matériel nécessaire pour bien faire. À commencer, on insiste, par l'état d'esprit et le caractère. Il en fallait pour rattraper deux fois ce Zurich en pleine confiance. Les matches à huis clos ont ceci d'avantageux qu'ils permettent de jauger différemment, probablement mieux, ce qui se dégage d'une équipe. Son ambiance, son atmosphère, son lien. Dans ce registre, l'impression laissée par ce groupe-là est bonne, très bonne même. Même si ce n'est peut-être bien qu'une impression.

Il ne manque que l’équilibre

Au-delà des détails habituels (finitions, concentration), ne manque vraiment qu'une chose: l'équilibre. Dimanche, Sion est passé d'une équipe inoffensive en parfait contrôle des débats à une formation tranchante qui ne contrôlait plus rien, pour le dire grossièrement. Elle aurait pu couler avant l'heure de jeu, l'emporter aussi, peut-être, si Geoffroy Serey Die avait transformé un penalty qu'il a envoyé au-dessus de la latte de Yanick Brecher. Elle s'est fait peur, mais a surtout fait peur à son adversaire.

C'est sans doute le plus important à retenir avant le sprint qui est en train de s'engager. À condition d'apprendre à manier un peu mieux le feu et la glace.

Pour les détails du match, cliquez ici.

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16 commentaires
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Mimi

23.11.2020 à 11:20

t shirt à 4 balles chez Aldi, CC va te faire une remarque..

Cricri le chêne

23.11.2020 à 11:01

Un top 10 pour le FC Sion, serait fantastique.... 🤷‍♂️😂

Gavroche

23.11.2020 à 10:58

Le defouloir des consfederes est ouvert.