Football: «Sion est devenu un peu Tolochenaz»
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Football«Sion est devenu un peu Tolochenaz»

En Valais, Christian Constantin ne retrouve plus rien de l’équipe virevoltante qui séduisait les foules à l’automne. Voilà qui pourrait coûter sa place à Peter Zeidler. A moins que...

par
N.Jr
Christian Constantin n'est pas satisfait.

Christian Constantin n'est pas satisfait.

Eric Lafargue

Peter Zeidler sera-t-il toujours l’entraîneur du FC Sion dimanche à Thoune? Rien n’est moins sûr. Le coach de Tourbillon devrait être fixé sur son sort dans la journée, demain au plus tard.

Ce qui ressort de la longue discussion que le coach allemand a eue hier avec son président, c’est que sa lecture de la réalité du moment diffère considérablement de celle de Christian Constantin. Lequel a souhaité visionner lundi soir plusieurs matches du FC Sion de cet automne, qu’il a ensuite comparé avec ceux disputés depuis la reprise. Il en tire un premier constat implacable: Sion n’emballe plus.

«Autant Sion pouvait ressembler parfois au Bayern Munich l’automne dernier, glisse-t-il à l’heure du premier café, autant Sion est devenu un peu Tolochenaz (nldr: club vaudois militant en 4e ligue) ces dernières semaines. Cela se ressent dans l’impact physique aussi bien qu’au niveau du nombre d’occasions que l’on se crée.»

«Economiquement, c'est une pêche!»

Faut-il en déduire pour autant que Zeidler n’est plus l’homme de la situation en Valais? Le patron du FC Sion n’a pas encore officialisé le fruit de ses cogitations nocturnes devant l’écran. Parmi les options envisagées, celle de mettre le technicien en congé de banc pendant un mois. Ou de lui octroyer un ultimatum pour les deux matches contre des adversaires bernois (Thoune et YB).

«Si je bouge pas, nous indiquait hier soir Constantin avant d’aller s’installer devant sa TV, je risque de me mordre les doigts au terme de l’exercice.» Le boss valaisan redoute par dessus tout les conséquences financières d’une non-qualification pour les poules de la Ligue Europa. «Quoi qu’il en soit, c’est toujours pour la poire du président... Economiquement, c’est une pêche!»

A la «Porte d’Octodure», à Martigny, l’équipe a congé ce mardi. De là à imaginer que son entraîneur pourrait recevoir le sien...

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