Football: Sion, l’histoire sans fin
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FootballSion, l’histoire sans fin

Les Valaisans n’étaient pas loin d’YB hier à Tourbillon. Mais ils ont encore perdu, comme quasiment à chaque fois.

Maurizio Jacobacci et Gerardo Seoane étaient d’accord sur un point hier et ils l’ont dit exactement de la même manière: «3-0, c’est trop». C’est vrai, Young Boys, quatre jours après avoir atteint la phase de poules de la Ligue des Champions, ne méritait pas de venir s’imposer avec trois buts d’écart dans un Tourbillon magnifique de ferveur et de chants ininterrompus.

Le jour où Sion fêtait les 50 ans de son stade mythique, Adryan a eu l’occasion de faire vibrer le vénérable édifice à la 60e. Tout était réuni pour que l’explosion de joie soit à la hauteur du spectacle en tribunes. Quentin Maceiras s’est infiltré dans la surface et s’est fait accrocher par Sékou Sanogo. L’arbitre n’a pas hésité: penalty face au Gradin Nord! Adryan s’est emparé du ballon, a respiré un bon coup, a effectué une course d’élan saccadée et… envoyé ce ballon parmi les supporters, ce qui aurait été une meilleure idée après avoir marqué. Son penalty, effroyablement mal tiré, est passé deux mètres au dessus, alors qu’YB ne menait que d’un but et était sérieusement bousculé en cette entame de deuxième période. Après ce geste raté, Sion n’a eu qu’une vague occasion de revenir au score, par Pajtim Kasami. Sa chance était passée et YB avait tout loisir d’aggraver la marque en fin de match. Comme quasiment à chaque fois dans un grand match ces deux dernières saisons, Sion a raté une occasion de faire plaisir à son public.

Les promesses non tenues

Et comme à chaque fois, en quittant Tourbillon, on se dit que cette équipe a du potentiel, mais qu’il manque toujours quelque chose pour franchir un palier et s’installer définitivement dans la première partie du classement, celle qui serait conforme aux attentes présidentielles, à la valeur de l’effectif et à la ferveur du public. Le FC Sion, depuis plusieurs années, fait beaucoup de promesses et peine à les tenir. Et à chaque fois, inlassablement, on revient vers lui, malgré les déceptions, malgré les échecs, malgré les tromperies aussi. Car il y a toujours un moment où les Valaisans arrivent à rallumer la flamme, d’un geste, d’un match, d’une série de victoires. Au printemps dernier, l’histoire de Maurizio Jacobacci était belle. Lui, l’entraîneur des M21, qui avait coaché toute sa vie en Challenge League, allait chercher le maintien et devait être l’homme du renouveau. Aujourd’hui, il est un entraîneur qui vient de perdre trois matches et se retrouve en sursis, comme ses dizaines de prédécesseurs. Sion, l’histoire sans fin.

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