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ScrutinSix candidats solides pour cinq places en Ville de Genève

Une bataille classique entre la gauche et la droite aura lieu le 10 mai prochain pour le renouvellement du Conseil administratif de la Ville de Genève.

Le scrutin pour l'Exécutif en Ville de Genève a lieu le 10 mai prochain.

Le scrutin pour l'Exécutif en Ville de Genève a lieu le 10 mai prochain.

Keystone

Avec quatre sièges sur cinq, l'Alternative y dispose d'une majorité écrasante, qu'elle entend bien conserver. L'Entente, de son côté, rêve d'avoir à nouveau deux représentants.

Depuis 1999, la gauche règne presque sans partage dans l'exécutif de la plus grande ville romande. Le libéral Pierre Muller, le radical Pierre Maudet, puis enfin le PDC Guillaume Barazzone, ont tous dû apprendre, les uns après les autres, l'art de composer avec quatre magistrats du camp d'en face.

Statu quo possible

La situation pourrait bien rester inchangée au lendemain du 10 mai en Ville de Genève. Tous les magistrats sortants se représentent en effet pour un nouveau mandat. A gauche, une liste commune réunit les deux socialistes Sami Kanaan et Sandrine Salerno, la Verte Esther Alder et l'élu d'Ensemble à gauche Rémy Pagani.

Le représentant de la gauche de la gauche était parti seul en course au premier tour. Cette stratégie a toutefois montré ses limites. M. Pagani s'était retrouvé distancé par rapport aux autres magistrats sortants. Pour le second tour, l'élu a donc rejoint ses collègues de gauche afin d'éviter toute déconvenue.

Pour briser cette union, Guillaume Barazzone part en campagne en compagnie du libéral-radical Pierre Conne. Ce député au Grand Conseil, médecin spécialisé en cardiologie, est arrivé en cinquième position lors du premier tour, derrière quatre des cinq conseillers administratifs sortants.

Un troisième bloc, formé de l'alliance entre le MCG et l'UDC, présentera également trois candidats pour l'exécutif. Mais ni Daniel Sormanni (MCG), ni Carlos Medeiros (MCG), ni l'UDC Thomas Bläsi ne semblent avoir l'envergure pour brouiller les cartes et éclipser l'affrontement gauche-droite qui se profile pour le second tour.

Le nouvel exécutif de la Ville de Genève aura face à lui un parlement qui penche à droite. Les élus PLR, le PDC, le MCG et l'UDC occupent 43 sièges au Conseil municipal. Face à eux, la gauche dispose de 37 représentants.

Alliance gauche-droite

Les élections municipales genevoises du 10 mai seront également intéressantes dans certaines grandes communes suburbaines. A Lancy et à Onex, par exemple, des coalitions gauche-droite, inspirées du front républicain contre le FN en France, visent à barrer la route aux candidats du Mouvement citoyens genevois (MCG).

Le parti anti-frontaliers risque bien de se retrouver sans conseiller administratif. Eric Stauffer, le président d'honneur du MCG, qui brigue un nouveau mandat à l'exécutif d'Onex, affronte une liste composée de la socialiste sortante Carole-Anne Kast, de la sortante des Verts Ruth Bänziger et du candidat PLR-PDC François Mumenthaler.

La situation est identique à Lancy, où le conseiller national et président du MCG Roger Golay fait face à une alliance composée du sortant socialiste Frédéric Renevey, du Vert Damien Bonfanti et du PDC Stéphane Lorenzini. Roger Golay ne se fait que peu d'illusions sur ses chances de victoire, mais veut «tomber les armes à la main».

(ats)

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