18.11.2014 à 13:46

Six régions alémaniques pour stocker les déchets nucléaires

Étude

L'Office fédéral de l'énergie a étudié l'impact socio-économique sur les environs des lieux de stockage. La décision sera soumise au référendum facultatif.

Dans les régions où les branches «sensibles» (tourisme et agriculture) sont proportionnellement importantes, un dépôt en couches géologiques profondes aura potentiellement des effets plus négatifs.

Dans les régions où les branches «sensibles» (tourisme et agriculture) sont proportionnellement importantes, un dépôt en couches géologiques profondes aura potentiellement des effets plus négatifs.

Keystone

L'analyse des lieux de stockage pour les déchets nucléaires se poursuit. L'Office fédéral de l'énergie (OFEN) a rendu publique ce mardi 18 novembre les études d'impact socio-économique et environnemental (EI-SEE) dans chacune des six régions d'implantation potentielles: le résultat est nuancé selon le type de régions.

Retombées économiques

Le rapport final des études EI-SEE, menées depuis 2011 sur un plan supracantonal, est désormais disponible, a indiqué mardi l'OFEN dans un communiqué. Six régions, Jura-est (ex-Bözberg), Pied sud du Jura (SO/AG), Nord des Lägern (ZH/AG), Südranden (SH), Wellenberg (NW) et Zurich nord-est (ex-Weinland zurichois) sont au banc d'essai des sites potentiels pour un futur dépôt en couches géologiques profondes.

Pour l'essentiel, l'ampleur de l'impact économique dépend directement du montant des investissements consentis pour la construction d'un dépôt en couches géologiques profondes. Plus la construction, le génie civil, les travaux publics et l'industrie métallurgique sont des branches fortement présentes dans une région, plus la construction d'un dépôt y aura des retombées en termes de création de valeurs, d'emplois et, partant, de recettes fiscales.

Tourisme et agriculture: régions sensibles

Par contre, dans les régions où les branches «sensibles» (tourisme et agriculture) sont proportionnellement importantes, un dépôt en couches géologiques profondes aura potentiellement des effets plus négatifs.

Du point de vue environnemental, l'impact des dépôts est le plus fort, quand il est mis en lien avec la consommation de surfaces, les surfaces d'assolement, les débris d'excavation et les corridors pour la faune. Les conditions de raccordement des sites de surface aux réseaux ferroviaire et routier jouent également un rôle.

Enfin, l'évaluation d'un site est d'autant plus négative que la densité d'urbanisation est élevée, si une forte croissance de l'urbanisation est prévue et que l'installation de surface est visible. A l'inverse, l'évaluation est meilleure lorsque les alentours du site sont déjà industriels, artisanaux et commerciaux.

Choix définitifs en 2017?

La Nagra soumettra probablement début 2015 sa proposition d'au moins deux sites pour chaque type de dépôt. Après examen par les autorités, la proposition sera exposée lors d'une audition.

A la fin de l'étape 2, a priori en 2017 - le Conseil fédéral décidera quels sites seront conservés dans la suite de la procédure de sélection. La sélection définitive des sites se fera à l'étape 3, durant laquelle sera lancée la procédure d'autorisation générale imposée par la loi sur l'énergie nucléaire.

Décision soumise au référendum facultatif

L'autorisation générale est octroyée par le Conseil fédéral et requiert l'approbation du Parlement. Elle est soumise au référendum facultatif.

L'EI-SEE a pris en considération les trois activités majeures liées à un dépôt, soit la construction, l'exploitation et le scellement, sur une durée de presque cent ans. L'impact sur l'image d'une région est volontairement écarté. Il fera l'objet d'une étude séparée consacrée au volet sociétal, effectuée sur mandat des cantons concernés.

(ats)

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