Mali: Six soldats tués dans deux attaques «terroristes»
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MaliSix soldats tués dans deux attaques «terroristes»

Deux attaques terroristes simultanées sont survenues dans la nuit de samedi à dimanche, dans le centre du Mali. Des soldats ont été tués ou blessés.

La région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques jihadistes.

La région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques jihadistes.

Photo d’archives/AFP

Six soldats maliens ont été tués et 18 blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre du Mali dans deux attaques par des «terroristes», a indiqué dimanche l’armée malienne dans un nouveau bilan.

«Le bilan provisoire est de 6 morts et 18 blessés» parmi les soldats lors des attaques contre «deux postes de sécurité» à Boulkessy et Mondoro» (centre), entraînant une riposte qui a fait «une trentaine de morts côté terroristes», a écrit l’armée dans un communiqué publié sur Facebook.

«Une quarantaine de motos et un lot important de matériels militaires (ont été) saisis» par l’armée, lors de ces «deux attaques complexes et simultanées aux environs de 3h30» (locales et GMT), a-t-elle ajouté. Un précédant bilan de sources de sécurité avait fait état de trois soldats maliens tués et de cinq jihadistes tués.

«Tout le monde était couché»

Les combats ont commencé alors que «tout le monde était couché», a affirmé à l’AFP un élu de Mondoro, estimant à une heure la durée des affrontements. «Un hélicoptère a évacué plusieurs blessés militaires à Sévaré», près de la capitale régionale, Mopti, où l’armée dispose d’une importante base, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Les camps de Boulkessy et Mondoro, situés à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, ont déjà été attaqués par le passé.

Attaque meurtrière

En septembre 2019, ils avaient été la cible d’une des attaques les plus meurtrières qu’a connues le Mali depuis le début de la crise en 2012. Une cinquantaine de soldats avaient été tués dans une double attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim selon l’acronyme arabe), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda.

Cette région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques jihadistes. Les armées nationales y sont déployées dans des camps militaires dont elles peinent à sortir sans l’appui de leurs partenaires, France en tête.

La force française Barkhane, forte de 5.100 hommes, a mené dans cette même région frontalière plusieurs opérations depuis le début de l’année 2021.

Un des foyers de violence

Depuis 2012 et le déclenchement d’insurrections indépendantiste et jihadiste dans le Nord, le Mali s’enfonce dans une crise multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

Le centre du Mali est devenu l’un des principaux foyers de ces violences qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

(AFP)

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