30.08.2017 à 11:19

SyrieSoixante-quatre soldats tués dans le nord

L'armée cherche à progresser dans la province de Raqa. En parallèle, une ONG demande la création d'une enquête sur les disparus.

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Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

Keystone
Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Keystone

De violents combats dans la province syrienne de Raqa ont coûté la vie à 64 combattants du régime et du groupe Etat islamique en 24 heures, a rapporté mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces affrontements ont lieu alors que l'armée syrienne cherche à progresser dans la province de Raqa (nord) pour arriver à celle voisine de Deir Ezzor (est), dernière province aux mains de l'EI en Syrie.

Demande de commission

Une commission indépendante doit voir le jour pour enquêter sur le sort de milliers de disparus et identifier les charniers en Syrie, a plaidé mercredi l'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch. Des milliers de militants pacifiques ont été arrêtés notamment les premières années du conflit et certains croupissent encore en prison.

«Une institution indépendante en charge d'enquêter sur le sort et le lieu où se trouvent les disparus, les membres de corps humains non identifiés et les charniers en Syrie doit être créée immédiatement», a indiqué HRW dans un communiqué. L'appel de l'ONG a été lancé à l'occasion de la Journée internationale des victimes des disparitions forcées qui a lieu le 30 août.

Des dizaines de milliers de Syriens ont été portés disparus sur le territoire contrôlé par les différents belligérants, notamment dans les geôles du régime. HRW a rappelé que «la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a révélé un recours sur une large échelle du gouvernement syrien aux disparitions forcées qui pourraient être assimilées à un crime contre l'Humanité».

Parrains internationaux

D'après l'ONG, ce sont les parrains internationaux des négociations de paix qui doivent veiller à ce que cette commission soit créée et pousser les belligérants qu'ils soutiennent à révéler le sort des disparus. «La Syrie ne pourra pas aller de l'avant si les négociations ne parviennent pas à traiter la question des horreurs des détentions et des disparitions», a affirmé Sarah Leah Whiston, la directrice de HRW pour le Proche-Orient.

La commission d'enquête «doit avoir un vaste mandat pour enquêter, y compris la consultation de registres officiels et l'interview de responsables», a précisé HRW. Des milliers de militants pacifiques ont été arrêtés notamment les premières années du conflit et certains croupissent encore en prison, selon plusieurs ONG.

(AFP)

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