Actualisé

Tour du mondeSolar Impulse 2 a bouclé sa deuxième étape

Solar Impulse 2 a atterri sans encombre à Ahmadabad, en Inde, sa deuxième étape.

1 / 99
Toute l'équipe de Solar Impulse 2 fête la fin du tour du monde de ses pilotes. (Mardi 26 juillet 2016)

Toute l'équipe de Solar Impulse 2 fête la fin du tour du monde de ses pilotes. (Mardi 26 juillet 2016)

Keystone
L'avion Solar Impulse 2, a atterri à Abou Dhabi, vers 02h05 du matin, (heure suisse) mardi 26 juillet, bouclant ainsi son tour du monde sans carburant.  (26 juillet 2016)

L'avion Solar Impulse 2, a atterri à Abou Dhabi, vers 02h05 du matin, (heure suisse) mardi 26 juillet, bouclant ainsi son tour du monde sans carburant. (26 juillet 2016)

AFP
Les deux pilotes Bertrand Piccard (g.) et André Borschberg (d.), se retrouvent, en présence de l'équipe de Solar Impulse et d'un parterre de personnes venus assister à l'atterrissge.  (26 juillet 2016)

Les deux pilotes Bertrand Piccard (g.) et André Borschberg (d.), se retrouvent, en présence de l'équipe de Solar Impulse et d'un parterre de personnes venus assister à l'atterrissge. (26 juillet 2016)

AFP

L'avion Solar Impulse 2 (SI2) a atterri mardi 10 mars en Inde, deuxième étape de son tour du monde historique sans carburant, destiné à promouvoir les énergies propres.

Parti de l'aéroport de Mascate, capitale du sultanat d'Oman, à 6h35, l'appareil révolutionnaire à énergie uniquement solaire a parcouru 1465 km en un peu moins de 16 heures jusqu'à Ahmedabad, principale ville de l'Etat de Gujarat, dans l'ouest de l'Inde.

L'appareil s'est posé sur l'aéroport international Sardar Vallabhbhai Patel à 23h25 (17h55 en Suisse). Des images, diffusées en direct sur le site web, montrent les lumières blanches et bleues de l'avion dans la nuit à l'approche d'Ahmedabad, où il doit rester quatre jours.

Piccard applaudi

Dans la salle de contrôle, des applaudissements ont retenti pour saluer le pilote, Bertrand Piccard, qui était aux commandes pour ce trajet au dessus de la mer d'Arabie.

Huit heures après son décollage, l'avion était entré dans l'espace aérien pakistanais à une altitude de 8.230 mètres, selon le compte Twitter du pilote suisse. Un peu plus tôt, Bertrand Piccard avait tweeté: «Lorsque je me détends, je respire si lentement que cela déclenche l'alarme du cockpit».

Bertrand Piccard, 57 ans, a relevé dans le cockpit son compatriote André Borschberg, 63 ans, qui avait assuré lundi avec succès la première étape en reliant en 13 heures et deux minutes Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, à Mascate.

35'000 kilomètres au total

Ce vol fut «émouvant», avait déclaré André Borschberg, tout sourire, à son arrivée à Oman. Il a expliqué que le voyage avait été effectué à 6000 mètres d'altitude, car il s'agissait d'un court trajet.

Après l'Inde, le SI2 se dirigera vers la Birmanie, avant la plus longue étape du trajet: cinq jours consécutifs de vol pour un seul pilote chargé de rallier Nankin, en Chine, à l'archipel américain d'Hawaï, dans le Pacifique.

Au total, l'appareil parcourra 35'000 kilomètres, à une vitesse modeste (entre 50 et 100 km/h), en survolant deux océans. Cette circonvolution, à 8500 mètres d'altitude au maximum, prendra cinq mois, dont 25 jours de vol effectif, avant un retour à Abou Dhabi fin juillet/début août.

La vision d'un «avenir propre»

Prévu en 12 étapes, le tour du monde est l'aboutissement de 12 années de recherches menées par Borschberg et Piccard qui, outre l'exploit scientifique, cherchent à véhiculer un message politique.

«Nous voulons partager notre vision d'un avenir propre», avait déclaré lundi Bertrand Piccard, en soulignant que cette mission devait contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la promotion de «nouvelles technologies vertes».

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué les promoteurs du projet pour «leur audace et leur détermination (qui) vont nous propulser vers un avenir plus écologique».

Des ailes de 72 mètres

L'avion est propulsé par plus de 17'000 cellules solaires tapissant des ailes de 72 mètres, presque aussi longues que celles d'un Airbus A380. Mais le SI2, en fibre de carbone, ne pèse que 2,5 tonnes, autant qu'un 4X4 familial, soit moins de 1% du poids de l'A380.

Au total, 130 personnes participent à l'aventure: 65 accompagnent les pilotes (dans le cadre de l'appui logistique) et 65 autres sont basés à Monaco, au centre de contrôle de la mission (météorologues, contrôleurs aériens et ingénieurs).

Un défi humain pour les pilotes

Ce tour du monde est aussi un défi humain pour les deux pilotes. Le yoga et l'auto-hypnose les ont aidés à se préparer à rester de longues heures dans une cabine non pressurisée et soumise aux aléas du temps, avec des températures pouvant osciller entre +40 et -40 degrés Celsius.

«Le défi est plus humain que technique», a résumé à l'AFP André Borschberg pendant la phase préparatoire.

SI2 succède au premier prototype Solar Impulse 1, qui a permis aux concepteurs de faire plusieurs vols de longue durée en Europe, au Maroc et de traverser les Etats-Unis en 2013 avec plusieurs escales, faisant d'eux les premiers à accomplir un tel exploit.

Ci-dessous, le tour du monde de Solar Impulse en une infographie

solar Impulse sur Twitter

(ats)

Votre opinion