Actualisé 08.03.2015 à 19:38

Solar Impulse 2 prend cette nuit son envol pour le tour du monde

Avion solaire

L'appareil solaire s'envole lundi depuis Abu Dhabi aux Émirats Arabes unis (EAU) pour entamer son tour du monde en douze étapes.

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Toute l'équipe de Solar Impulse 2 fête la fin du tour du monde de ses pilotes. (Mardi 26 juillet 2016)

Toute l'équipe de Solar Impulse 2 fête la fin du tour du monde de ses pilotes. (Mardi 26 juillet 2016)

Keystone
L'avion Solar Impulse 2, a atterri à Abou Dhabi, vers 02h05 du matin, (heure suisse) mardi 26 juillet, bouclant ainsi son tour du monde sans carburant.  (26 juillet 2016)

L'avion Solar Impulse 2, a atterri à Abou Dhabi, vers 02h05 du matin, (heure suisse) mardi 26 juillet, bouclant ainsi son tour du monde sans carburant. (26 juillet 2016)

AFP
Les deux pilotes Bertrand Piccard (g.) et André Borschberg (d.), se retrouvent, en présence de l'équipe de Solar Impulse et d'un parterre de personnes venus assister à l'atterrissge.  (26 juillet 2016)

Les deux pilotes Bertrand Piccard (g.) et André Borschberg (d.), se retrouvent, en présence de l'équipe de Solar Impulse et d'un parterre de personnes venus assister à l'atterrissge. (26 juillet 2016)

AFP

L'avion solaire Impulse 2 prendra son envol lundi 9 mars à Abu Dhabi pour un tour du monde en douze étapes prévu pour durer cinq mois. Le projet porté par Bertrand Piccard et André Borschberg vise à promouvoir les énergies renouvelables.

L'avion s'envolera lundi à 06h30 locales (03h30 suisses), a déclaré dimanche 8 mars André Borschberg devant la presse à Abu Dhabi. Le décollage, prévu initialement samedi, a été retardé à plusieurs reprises en raison de vents forts qui soufflaient sur la région. Il sera l'aboutissement de treize années de recherches menées par les deux pilotes suisses.

A chacune des douze escales, l'équipe de Solar Impulse organisera des rencontres, notamment auprès des écoles, des visites de l'avion ou des visioconférences sur internet afin de promouvoir les énergies renouvelables.

L'avion est propulsé par 17'000 cellules solaires tapissant des ailes de 72 mètres, soit presque aussi longues que celles d'un Airbus A380. Mais le SI2, conçu en fibre de carbone, ne pèse que 2,5 tonnes - autant qu'un 4X4 familial soit moins de 1% du poids du A380.

«Accomplir des choses impossibles»

«Nous voulons démontrer que les technologies propres et les énergies renouvelables permettent aujourd'hui d'accomplir des choses considérées comme impossibles», a déclaré récemment à la presse Bertrand Piccard.

«Je suis intimement convaincu que le monde peut diviser par deux sa consommation énergétique avec les technologies utilisées sur Solar Impulse», avait déclaré en janvier celui qui avait accompli le premier tour du monde en ballon sans escale en 1999.

Avec ses quatre moteurs électriques à hélice de 17,5 chevaux, SI2 est le premier avion propulsé à l'énergie solaire capable de voler plusieurs jours et nuits d'affilée. Il doit se poser douze fois pendant les 35'000 kilomètres de son odyssée, dont 25 jours de vol effectifs.

L'avion doit effectuer sa première halte à Mascate, dans le sultanat d'Oman. L'Inde et la Birmanie sont les destinations suivantes, avant la plus longue étape du trajet: cinq jours consécutifs de vol entre Nankin (Chine) et Hawaï, soit 8500 km.

Ensuite, SI2 s'arrêtera à New York, d'où il faudra faire un bond au-dessus de l'Atlantique pour rallier soit l'Europe du Sud soit l'Afrique du Nord, selon la météo, avant le retour à Abou Dhabi prévu vers la fin juillet-début août.

Expérience spirituelle

«SI2 doit accomplir ce qu'aucun autre avion dans l'histoire n'a réussi auparavant: voler sans carburant, avec un seul pilote dans un cockpit non pressurisé pendant cinq jours et nuits consécutifs», a expliqué André Borschberg. Sans chauffage ni air conditionné dans la cabine, il s'agit d'un «défi plus humain que technique», a-t-il dit.

Dans une interview publiée samedi par les journaux du groupe ESH Médias, cet ancien pilote de l'armée de l'air suisse explique que les pilotes prévoient de courtes périodes de sommeil: «20 minutes au maximum».

Et de relever que «chacun a sa technique» pour conserver sa concentration: yoga pour les deux, méditation pour André Borschberg et auto-hypnose pour Bertrand Picard. «Finalement, notre aventure ressemble davantage à une expérience spirituelle» qu'à un défi sportif. «Notre but n'est pas de boucler le tour du monde le plus rapidement possible», souligne encore M. Borschberg.

André Borschberg au départ

Les deux pilotes se relaieront aux commandes de l'avion, qui ne peut accueillir qu'une seule personne. C'est André Borschberg qui prendra les commandes pour la première étape. «Comme c'est Bertrand qui a initié le projet, il était normal qu'il fasse la dernière étape en guise d'aboutissement», explique-t-il.

L'avion voyagera à une altitude de 8500 mètres au maximum et parcourra 50 à 100 km par heure - avec une vitesse plus réduite la nuit afin d'épargner les batteries. Il sera lié à un poste de contrôle implanté à Monaco.

Au total, 130 personnes participeront à l'aventure. «Soixante-cinq voyageront avec nous autour du monde et 65 autres seront à Monaco», a expliqué Bertrand Picard.

Le fil twitter de Solar Impulse 2

(ats)

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