18.04.2020 à 02:43

Sommaruga: la Suisse doit être plus autonome

Coronavirus

Pour le matériel médical comme pour l'énergie, la Suisse doit moins dépendre de l'étranger, affirme la présidente de la Confédération.

Simonetta Sommaruga le 16 avril 2020 à Berne.

Simonetta Sommaruga le 16 avril 2020 à Berne.

Keystone

La pandémie a mis en lumière la dépendance de la Suisse par rapport à l'étranger. Pour la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga comme pour le délégué du Réseau national de sécurité, le pays doit accroître son autonomie dans certains domaines.

«Nous devons réduire notre dépendance vis-à-vis de l'étranger pour le matériel médical comme pour l'énergie», souligne Simonetta Sommaruga dans une interview publiée samedi dans «Le Temps». Et d'ajouter qu'il faut «plus que jamais» renforcer la production d'énergie renouvelable indigène.

Également interrogé par le quotidien lémanique, le délégué du Réseau national de sécurité André Duvillard abonde et estime qu'une fois la crise passée, «il faudra se poser la question de notre autonomie sur les biens essentiels». Il rappelle en outre que, dans tous les domaines - énergie, alimentation, médicaments-, les dépenses de la Confédération pour les réserves stratégiques ont baissé ces vingt dernières années. Elles sont passées de 307 millions en 1995 à 105 millions en 2018.

L'oubli que l'on a besoin de ce genre de réserves est un effet typique de la globalisation, relève-t-il. La problématique ne concerne pas que la Suisse. «Tous les pays européens sont logés à la même enseigne et subissent la loi d'un marché impitoyable où tous les coups sont permis», ajoute André Duvillard. Et de conclure que c'est au niveau du continent que la question doit aussi se poser.

Pas de port du masque généralisé

Concernant le port du masque, la présidente de la Confédération a une nouvelle fois rappelé qu'il n'était pas prévu d'imposer un port généralisé. «Demander à la population de porter un masque en permanence à l'extérieur? Cela ne marche pas chez nous», avance-t-elle sans donner plus de détails.

Dans la «NZZ», elle indique qu'à titre personnel, elle n'en porte pas parce que n'est pas nécessaire si les distances et les mesures d'hygiène sont respectées. Elle en portera un si cela devient nécessaire dans certains endroits avec le déconfinement progressif, par exemple chez le coiffeur, précise-t-elle. Et d'ajouter que c'est aux différentes branches d'élaborer un concept de protection.

(ats)

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