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Football«Sommer, c'était la classe mondiale»

Vogel, entraîneur du FC Bâle, mettait la performance de son gardien en avant. Mais louait l'état d'esprit de tout son groupe.

par
Renaud Tschoumy
AFP

«C'était une belle soirée. Je suis fier de ce que mon équipe a réussi. On savait que le Bayern allait venir fort et qu''il fallait réussir à garder la tête froide, ce qu'on a fait. Je souligne le travail défensif de mon équipe, et sa capacité à garder le ballon qui est allée crescendo. Après, ce but, c'est la plus belle des récompenses pour tout le travail effectué depuis la première minute. On savait que les Munichois seraient dangereux tout au long du match, mais on a réussi à résister. Maintenant, ce score nous ouvre de belles perspectives. On a montré dans cette campagne que nous savions marquer à l'extérieur (ndlr: trois buts à Manchester, deux à Bucarest, un à Lisbonne), c'est de bon augure. La performance de notre gardien Yann Sommer? La classe mondiale, tout simplement. Il n'y pas d'autre mot.»

Heynckes, entraîneur du Bayern Munich, compte sur le match retour: «On a vu un match très intéressant, avec de nombreuses occasions de notre côté, surtout dans la phase initiale. Je pense qu'un match nul aurait été mérité pour nous, mais cela n'a pas été le cas. J'ai une certaine expérience de la Coupe d'Europe, j'ai souvent été placé dans cette situation, je sais que nous avons un deuxième match pour renverser la situation. J'ai malgré tout encore confiance. Bien sûr que si nous avions réussi à inscrire le premier but, je pense aux occasions de Ribéry par exemple, notre comportement tactique aurait été différent. Mais je ne suis pas surpris par Bâle: je savais cette équipe forte et dangereuse. Un score de 1-0 à remonter, ce n'est jamais facile, et on connaît la capacité des Bâlois à se projeter vers l'avant en contre. Mais je nous crois capables de réussir cela." "Je trouve bien qu'un entraîneur comme Heiko Vogel, une personne bien connue à Munich et qui a travaillé de nombreuses années à sortir des joueurs comme Lahm, Badstuber ou Müller, puisse se faire un nom à la tête d'un club comme Bâle en Ligue des champions. Bien sûr, après le résultat, j'aurais tendance à dire qu'il en a trop appris! (Rires) Mais bon, encore une fois, j'estime que rien n'est perdu.»

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