Affaire Daval: Son gendre l'appelait «maman» après le meurtre de sa fille

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Affaire DavalSon gendre l'appelait «maman» après le meurtre de sa fille

Quatre mois après le meurtre de leur fille, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot ont décidé de sortir du silence pour honorer la mémoire d'Alexia.

par
K.A.
Alexia Daval

Alexia Daval

AFP

Quatre mois après la mort de leur fille Alexia Daval et un mois après l'arrestation de leur gendre - qui a avoué avoir tué sa femme par étranglement suite à une dispute qui a mal tourné - Isabelle et Jean-Pierre Fouillot sortent du silence.

C'est dans les colonnes de «L'Est républicain» que le couple a décidé d'honorer la mémoire d'Alexia. Mais surtout de «démentir toutes les horreurs et les aberrations» entendues de la part de l'avocat de Jonathann Daval. En effet, Maître Schwerdorffer avait qualifié d'«écrasante» la personnalité d'Alexia qui aurait «psychologiquement pris le dessus sur son époux».

«C'était tout l'inverse. Je ne l'ai jamais vue en colère, ni avoir un quelconque accès de violence sur qui que ce soit. Jamais nous n'avons vu Alexia et Jonathann Daval se disputer», insiste Isabelle Fouillot qui ne voudrait pas que sa fille «soit salie, traînée dans la boue».

Et à son mari Jean-Pierre Fouillot de compléter: «Notre fille n'était ni autoritaire, encore moins violente.» Le couple évoque une «fille épatante, souriante, joyeuse», avec «beaucoup d'amis, des copains d'enfance, des collègues...»

«Il était de la famille»

Aux premières heures de la garde à vue de leur beau-fils, les parents étaient persuadés qu'il allait être rapidement relâché. Isabelle Fouillot s'est même souvenu que son gendre l'appelait «maman», les trois mois qui ont suivi la mort de sa fille. «Il était tous les jours chez nous. On a fait Noël ensemble. Jonathann acceptait toutes les invitations. (...) On se demande aujourd'hui s'il a été sincère avec nous, durant toutes ces années. (...) On n'a pas compris son placement en garde à vue. Tant qu'il n'avait pas avoué, on se disait qu'il n'avait rien à voir avec l'affaire.»

A Jean-Pierre Fouillot d'ajouter: «Il était comme un fils. On lui a ouvert les bras, il était de la famille. Combien de fois nous a-t-il dit: «Vous êtes ma famille»? On croyait à son innocence à 500 %. À aucun moment, nous n'avons douté.»

Aujourd'hui, le couple - qui ne ressent aucun sentiment de haine, ni désir de vengeance - vit un second drame en restant dans l'ignorance. «On sait qu'il a avoué mais rien de plus», déplorent-ils. «Quelle place occupe-t-il dans le scénario? A-t-il agi seul?», questionnent-ils. «Ce qui nous bousille avant tout, c'est le chagrin.»

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