23.07.2020 à 23:56

BrésilSortie de l’hôpital reportée sine die pour Raoni

Le chef cacique brésilien Raoni, hospitalisé depuis jeudi dernier, était censé sortir de l’hôpital d’ici à la fin de la semaine.

L’emblématique chef brésilien était venu en Suisse, en mai 2019, et notamment à Genève.

L’emblématique chef brésilien était venu en Suisse, en mai 2019, et notamment à Genève.

KEYSTONE

La sortie d’hôpital du cacique brésilien Raoni Metuktire, prévue initialement d'ici la fin de la semaine, a été reportée sine die, après une coloscopie ayant révélé la présence de nouveaux ulcères, selon le bulletin médical diffusé jeudi.

«Les nouveaux examens ont identifié des ulcères intestinaux et une inflammation du côlon», a expliqué dans un communiqué l’hôpital Dois Pinheiros de Sinop, dans l’État du Mato Grosso (centre-ouest), où le chef indigène emblématique de 90 ans a été admis samedi.

Une biopsie doit être réalisée sur des prélèvements, ainsi que d’autres examens complémentaires, a précisé l’établissement médical, au sujet du vieux cacique qui souffre déjà d’ulcères gastriques. «Le résultat de cette biopsie va nous aider à découvrir la cause de ces altérations intestinales pour ordonner le meilleur traitement», a souligné le médecin Douglas Yanai, cité dans le communiqué.

Affecté par le décès de son épouse

Très affaibli après le décès de son épouse Bekwyjka le 23 juin, d’un accident vasculaire cérébral, le leader du peuple Kayapo a d’abord été admis jeudi dernier à l’hôpital de Colider, également situé dans l’État du Mato Grosso, avant d’être transféré samedi dans un établissement mieux équipé à Sinop.

Raoni, qui lors des 30 dernières années a parcouru le monde avec ses coiffes à plumes et son plateau labial pour dénoncer la déforestation, a été très critiqué l’an dernier par le président Bolsonaro, qui l’accusait d’être à la solde de puissances étrangères. Dans un entretien à l’AFP le mois dernier, le cacique a accusé le dirigeant d’extrême droite de «profiter» de la pandémie de coronavirus pour décimer son peuple, dont l’accès aux services de santé publique est très précaire.

(AFP/NXP)

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