Votation du 27 novembre: Sortie du nucléaire: fossé entre ville et campagne
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Votation du 27 novembreSortie du nucléaire: fossé entre ville et campagne

Les Suisses vivant à la campagne ont fait basculer vers le non l'initiative contre l'atome.

Une vue de la centrale nucléaire de Leibstadt.

Une vue de la centrale nucléaire de Leibstadt.

AFP

La votation fédérale de dimanche révèle une nouvelle fois le fossé qui se dessine depuis plusieurs années entre ville et campagne. Tandis que les Suisses vivant à la campagne ont refusé le texte pour sortir du nucléaire à 59%, 56% des citadins ont dit oui.

C'est ce que montre un sondage post-votation de Tamedia. Celui-ci met également en lumière que les personnes âgées de plus de 65 ans ont, avec 60% de non, refusé le plus nettement l'initiative des Verts.

Les moins de 34 ans, ainsi que la catégorie des 50 à 64 ans, étaient opposés au texte de la même façon. Les citoyens âgés de 35 à 49 ans ont par contre autant glissé un «oui» qu'un «non».

Dans l'ensemble, le vote des femmes était plus serré que celui des hommes: 49% d'entre elles ont soutenu l'initiative, contre 51% qui l'ont rejetée. Chez les hommes, ils étaient 43% à dire «non» et 57% à l'accepter.

Charbon et nucléaire étranger

L'argument le plus fréquemment évoqué pour les partisans du «oui» est celui affirmant qu'une sortie du nucléaire aurait été l'occasion de promouvoir les énergies renouvelables (30%). Pour 27% d'entre eux, la poursuite de l'exploitation nucléaire était trop dangereuse. Chez les opposants à l'initiative, la menace de la dépendance aux importations d'énergie issue du charbon et de l'atome de l'étranger est la plus fréquemment avancée (33%).

Les votants possédant un diplôme universitaire ont accepté la sortie du nucléaire à 55%. Tous les autres ont rejeté le texte.

Sans surprise, les partisans les plus nombreux à l'initiative se retrouvent parmi les adhérents des socialistes, des Verts et des Vert'libéraux (au moins 77%). Les partisans du PLR, du PDC, de l'UDC et du PBD l'ont en revanche clairement rejetée (62%).

Des coupures improbables

Soixante pour cent des personnes interrogées estiment que des coupures d'électricité sont plutôt improbables ou très improbables et pour 45% d'entre elles, il n'existe aucun scénario qui les inciterait à approuver la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. Vingt-cinq pour cent le feraient, si une nouvelle technologie apparaissait.

L'enquête a été menée en ligne du 25 au 27 novembre sur la base de 12'329 réponses sélectionnées. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,2 points de pour cent.

(ats)

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