Winterthour: Soupçon de pédophilie à la mosquée An'Nur

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WinterthourSoupçon de pédophilie à la mosquée An'Nur

Un ancien membre de la direction de l'association culturelle est sous enquête. Il aurait eu des relations sexuelles avec au moins une mineure.

par
Pascal Schmuck
Zurich
Le Ministère public de la Confédération (MPC) enquête sur la base d'écoutes téléphoniques à la mosquée An'Nur.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) enquête sur la base d'écoutes téléphoniques à la mosquée An'Nur.

Keystone

Le Ministère public de la Confédération (MPC) enquête depuis plus de deux ans sur un ancien membre de la direction de l'association culturelle An'Nur, qui gère la mosquée éponyme à Winterthour. L'homme est soupçonné d'avoir aidé à financer l'organisation Etat islamique. Mais aussi de relations sexuelles avec une mineure, comme l'explique le Tages-Anzeiger.

La victime n'est pas une inconnue puisqu'elle avait défrayé la chronique fin 2014 lorsqu'elle était partie avec son frère aîné en Syrie rejoindre l'Etat islamique. Tous deux étaient revenus un an plus tard.

L'épouse s'est plainte

Afin de déterminer les responsabilités, la police avait mis sur écoute plusieurs islamistes qui étaient en contact avec les deux jeunes gens. C'est lors de cette opération que la femme du suspect va faire découvrir le pot aux roses, trois mois plus tard.

Elle se plaint en effet que son époux a eu des relations sexuelles à plusieurs reprises avec la mineure en question. Elle évoque également un autre «contact» sexuel avec une autre jeune fille de 14 ou 15 ans.

Le MPC a ouvert en juin 2015 une procédure pour soupçons de rapport sexuels avec un mineur. La jeune fille n'a toutefois pas accusé l'ancien responsable, un père de famille. Ce dernier, qui vit actuellement dans le canton de Thurgovie, réfute tout comportement déplacé. Le MPC n'a pas voulu répondre aux questions du quotidien zurichois.

Soupçons renforcés

Les soupçons de soutien à l'Etat islamique se sont en revanche renforcés avec la découverte d'un virement à un islamiste habitant Vienne, Mirsad Omerovic, connu également sous le nom d'Ebu Tejma. Ce dernier a été condamné en Autriche à 20 ans de prison pour son appartenance à l'organisation terroriste et ses activités de recrutement.

Le suspect est également soupçonné de représentation de la violence pour avoir distribué de la propagande salafiste.

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