Italie: Soupçonné de préparer une attaque inspirée de Christchurch
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ItalieSoupçonné de préparer une attaque inspirée de Christchurch

Un expert en armes a été arrêté vendredi dans le nord-ouest de l’Italie. Il planifierait avec d’autres jeunes «des actions extrémistes» inspirées des attaques de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Des policiers intervenant après l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

Des policiers intervenant après l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

NurPhoto via AFP

Un Italien de 22 ans proche de groupes suprémacistes blancs, soupçonné d’association terroriste et d’incitation à commettre des attaques racistes et antisémites, a été arrêté vendredi à Savone (nord-ouest), a annoncé la police.

Selon les enquêteurs, le suspect avait «avec d’autres jeunes de son âge créé une organisation baptisée «Nouvel Ordre social», d’inspiration national-socialiste, dont le but était de recruter d’autres volontaires et planifier des actions extrémistes et violentes».

A travers les réseaux sociaux, cet homme passionné et expert en armes et objets militaires était en contact avec d’autres personnes ayant les mêmes orientations idéologiques.

«Nouvel Ordre social»

Il a ainsi collaboré à la rédaction et à la diffusion sur internet de documents d’inspiration néo-nazie et antisémite, qui invitent ouvertement à la révolution violente contre «l’Etat contrôlé par les sionistes» et à l’élimination physique des juifs.

Le suspect, dont l’action «s’inspire du groupe suprémaciste américain AtomWaffen Division et des Waffen-SS nazis», a aussi participé à des groupes de discussion ayant pour but de faire de la propagande et d’inciter à la violence.

Parmi les objectifs affichés figuraient des actions terroristes d’inspiration suprémaciste, comme celles d’Utoya en Norvège en 2011 et de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

Actions inspirées de Christchurch

La police a également procédé à des perquisitions aux domiciles de douze autres suspects dans plusieurs villes de la péninsule, notamment à Turin (nord-ouest), Cagliari (Sardaigne, sud), Pérouse (Ombrie, centre), Bologne (nord) et Palerme, la capitale de la Sicile (sud).

Les groupes d’extrême droite italiens, parfois violents, ont des racines qui remontent notamment à la dictature fasciste de Benito Mussolini (1922-1943).

En 2018, un sympathisant néo-nazi avait tiré sur une douzaine de migrants africains à Macerata (centre), faisant six blessés.

(AFP)

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