05.12.2019 à 12:07

Football«Souvent, on est une équipe de beaux-fils, se comportant en gendre idéal»

Christian Constantin aimerait que le FC Sion change de comportement. A Bâle, où il n’a plus gagné depuis 22 ans en championnat, le club valaisan devra afficher des qualités de Coupe pour signer l’exploit

par
Sport-Center
Pour son président, le FC Sion manque encore trop de percussion.

Pour son président, le FC Sion manque encore trop de percussion.

Keystone

A Tourbillon, Christian Zermatten et Sébastien Bichard, les deux coaches intérimaires du FC Sion, sont toujours en position de pouvoir atteindre l’objectif chiffré que leur a imposé Christian Constantin (sept points d’ici la pause). Mais après la victoire arrachée contre Thoune samedi passé, il leur faudra réaliser un exploit ce week-end au Parc Saint-Jacques, face à un FC Bâle dont l’ultime victoire - 3-0 contre un YB dépassé - n’a pas manqué d’impressionner tous les observateurs.

Bâle, c’est surtout un adversaire qui ne réussit pas au FC Sion en championnat, encore moins sur les bords du Rhin. Excepté lors de la parenthèse enchantée d’une finale de Coupe, quand les Valaisans avaient su trouver les forces pour soulever un treizième trophée le 7 juin 2015, Sion n’a plus gagné face au FCB à l’extérieur depuis le 2 août 1997. Ce jour-là, devant 12'000 spectateurs, les joueurs d’Alberto Bigon l’avaient emporté 3-1 dans l’ancien Joggeli, grâce à un doublé de Pascal Camadini, le troisième but des visiteurs étant signé Didier Tholot (ci-dessous, sautant au-dessus de Massimo Ceccaroni, sous le regard de Sébastien Barberis), associé à l'époque à Marco Grassi sur le front de l’attaque valaisanne.

La suite pour le FC Sion en terre bâloise? Une suite d’échecs combinés pour une série négative de 22 défaites contre seulement 10 nuls, une série qui dure maintenant depuis 22 ans, 4 mois et 6 jours…

Qu’en sera-t-il cette fois-ci, lors de la nouvelle tentative de faire tourner la roue? A une semaine du derby romand contre Xamax, Sion sait qu’il a urgemment besoin d’un résultat positif pour s’éloigner de la zone dangereuse. Il incombera pour cela de proposer tout autre chose que la première demi-heure offerte contre Thoune, une demi-heure qui s’était soldée par… zéro ( !) tir valaisan. «A la mi-temps samedi, convient d’ailleurs Christian Constantin, on était plongé dans la survie de la saison. Si l’on se ratait en deuxième période, on se retrouvait dans la m… complète.»

Ajouté à quelques réajustements tactiques et repositionnements (recul de Kouassi), les entrées successives de Doumbia et Itaitinga, les deux futurs buteurs, allaient replacer Sion dans le sens de la marche.

«On manque encore de percussion, on peine à aller où cela fait mal, constatait en début de semaine le patron de Tourbillon. Trop souvent, on est une équipe de beaux-fils, se comportant trop gentiment, en gendre idéal.»

A Bâle, où un combat physique l’attend ce dimanche après-midi, Sion devra tout à la fois affronter la furia locale et le poids des statistiques. Lourdement battus à Tourbillon lors de la journée d’ouverture (défaite 4-1 dans une rencontre marquée par la nouvelle bourde de Mitryushkin, lequel effectuait son retour entre les poteaux), les Valaisans devront afficher des valeurs de Coupe pour créer l’exploit.

Toute série a une fin, paraît-il. Après plus de 22 ans d’attente, à Sion de montrer que l’adage est enfin vrai.

Nicolas Jacquier

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