Coronavirus: SPA Valais: baisse des adoptions et des dons
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CoronavirusSPA Valais: baisse des adoptions et des dons

Le refuge de la SPA à Ardon (VS) relève toutefois un point positif: il n'y a pas eu d'abandon depuis le début du confinement.

Actuellement, visites et adoptions se font uniquement sur rendez-vous.

Actuellement, visites et adoptions se font uniquement sur rendez-vous.

Photo d'illustration, Keystone

Même en temps de coronavirus, le refuge de la SPA Valais à Ardon reste ouvert. «Comme les pompiers, nous sommes sur le qui-vive», explique sa présidente Biliana Perruchoud. Mais les visites se faisant rares, les adoptions et les dons ont diminué.

Lors des deux premières semaines de confinement, il y a eu un arrêt net des visites, puis cela a repris sans toutefois atteindre l'afflux habituel, souligne la présidente. Or c'est en venant sur place, en partageant leurs expériences sur les réseaux sociaux que les visiteurs promeuvent le travail de la SPA Valais. Et qui dit plus de visibilité, dit plus d'adoptions, mais aussi plus de dons.

Actuellement, visites et adoptions se font uniquement sur rendez-vous - pas plus d'une personne à la fois ne doit se trouver à l'intérieur des locaux - et les distances d'hygiène et de distanciation doivent être respectées. Mais «nous sommes ouverts et travaillons comme d'habitude, insiste Biliana Perruchoud. Seules les conditions ont changé».

Limitées aux cas urgents

De son côté, le service valaisan des affaires vétérinaires a observé une diminution du nombre d'annonces de mauvais traitements au début des mesures de restriction - probablement due à plusieurs facteurs - mais la situation tend actuellement à revenir à son niveau habituel, a-t-il indiqué jeudi à Keystone-ATS.

Conformément aux recommandations fédérales, ses interventions dans le domaine de la protection des animaux se sont limitées aux cas relevant d'un certain niveau d'urgence. Et celles-ci se déroulent soit en l'absence du détenteur d'animaux, soit dans le cas contraire dans le respect des mesures de précaution de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), détaille encore le vétérinaire cantonal.

«Vrais héros du quotidien»

Au début du mois de février, le service vétérinaire a ordonné le placement de 34 chiens, chiennes et chiots au seul refuge valaisan. Et la douzaine d'employés à temps variable que compte le site les a accueillis à bras ouverts malgré l'investissement nécessaire.

Le mois suivant, alors que la pandémie avait atteint la Suisse, six chiens leur ont été confiés suite à deux séquestres. Là aussi, les employés ont répondu présent. «Ce sont de vrais héros du quotidien», souffle Biliana Perruchoud.

Aucun d'entre eux n'a été mis au chômage technique car le refuge compte actuellement 26 chiens et six chats pensionnaires dont il faut s'occuper. Mais cette disponibilité a un coût et la présidente ne cache pas que la situation est financièrement tendue.

Moins d'abandon

Le point positif, c'est qu'il n'y a pas eu d'abandon depuis le début du confinement, constate-t-on à Ardon. La plupart des gens ont plus de temps et donc s'occupent davantage de leurs animaux.

Mais si la situation se poursuit, si la crise économique s'intensifie, alors le refuge pourrait se voir confier bien plus de pensionnaires. «Dans un budget du ménage, les besoins des animaux sont souvent tout en bas de l'échelle», reconnaît Biliana Perruchoud.

Et de rappeler qu'avant de se décider et d'abandonner un animal, il faut prendre du recul, demander conseil à la SPA et en dernier recours l'amener au refuge. «Ce n'est pas une décision qui se prend à la légère», conclut la présidente.

(ats)

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