Actualisé

Présidentielle américaineSprint final pour convaincre les indécis

Barack Obama et Mitt Romney ont jeté lundi leurs dernières forces dans la campagne, à la veille du scrutin présidentiel américain qui semblait pencher légèrement en faveur du président sortant.

AFP

Même si les sondages donnent les deux candidats au coude à coude, la carte électorale, qui donne un poids disproportionné aux Etats les plus indécis, paraît plus favorable au président: une victoire dans quelques-uns seulement de ces Etats lui suffirait pour rester à la Maison-Blanche.

Pour Mitt Romney, l'équation est plus ardue: il doit battre le démocrate dans presque l'intégralité de ces 10 Etats-pivots, notamment l'Ohio, pour l'emporter. Les deux hommes ont logiquement réservé l'exclusivité de leurs derniers déplacements à ces Etats.

Springsteen pour Obama

«Tant qu'il restera des Américains au chômage, notre travail ne sera pas terminé», a lancé lundi Barack Obama devant 18'000 personnes préalablement réchauffées par le chanteur Bruce Springsteen devant le capitole de Madison, dans le Wisconsin.

«Nous avons réalisé beaucoup de progrès en quatre ans, mais la raison pour laquelle nous sommes réunis, en dehors d'écouter Bruce Springsteen, est que nous savons qu'il reste encore du travail», a ajouté le président.

Barack Obama a pris à témoin le chanteur pour justifier son programme de hausse des impôts pour les ménages les plus aisés: «Je n'ai pas parlé à Bruce, mais je sais qu'il peut se le permettre. Je peux me le permettre. Mitt Romney peut se le permettre».

Problèmes en Floride et dans l'Ohio

Lundi matin, un sondage USA Today créditait les deux candidats de 48% des voix chacun dans ces 12 Etats-clés. Face à de tels chiffres, les deux camps sont convaincus que l'élection se jouera à quelques centaines de milliers de voix, récoltées grâce aux millions de visites de porte-à-porte et de coups de téléphone des bénévoles des deux camps.

Mais les longues files d'attente observées devant les bureaux de vote anticipé de Floride et les plaintes du parti démocrate déposées ce week-end à Miami pour étendre les horaires de cette procédure de vote laissaient présager un scrutin agité, chaque camp semblant prêt à porter la bataille sur le plan judiciaire en cas de doute sur les résultats.

Avocats démocrates et républicains surveillaient aussi de près les bureaux de l'Ohio, où des associations contestaient les critères de validité des bulletins «provisoires» qui ne seront dépouillés qu'à partir du 17 novembre. Les électeurs qui, par exemple, ne présentent pas de preuve d'identité ou votent dans le mauvais bureau de vote, doivent utiliser cette procédure.

Derniers meetings

Après un week-end infernal, MM. Obama et Romney devaient se croiser lundi dans les airs et même à quelques heures près à Columbus, capitale de l'Etat-clé de l'Ohio.

Après le Wisconsin, le président devait se rendre dans l'Ohio et l'Iowa avant de rejoindre Chicago dans l'Illinois avec son épouse Michelle, où il attendra les résultats mardi soir. Mitt Romney devait lui faire étape dans quatre de ces Etats, en Floride, en Virginie, dans l'Ohio et finalement dans le New Hampshire.

«Le président a promis le changement, mais il n'a pas su le réaliser. Non seulement je vous promets le changement, mais je l'ai déjà fait dans le passé», a-t-il affirmé à Orlando, en Floride.

Mitt Romney votera mardi matin à Belmont, dans le Massachusetts, où il réside. Dernier ajout surprise à son programme, il retournera ensuite faire campagne en Pennsylvanie et dans l'Ohio mardi, jour de l'élection.

L'équilibre du Congrès sera également en jeu, avec le renouvellement d'un tiers des sièges du Sénat, que les démocrates devraient désormais occuper majoritairement. Les républicains devraient, eux, garder le contrôle de la Chambre des représentants.

(ats/afp)

Votre opinion