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Hockey sur glaceSprunger: «Il y a des soirs où tout fonctionne»

Julien Sprunger, en marquant quatre buts, a consolidé la place de leader des Dragons face à Ambri, privé de ses vedettes Schneider et Duchene.

par
Daniel Romano
Keystone

Vingt-quatre heures après avoir repris ses distances avec GE Servette et Berne au classement grâce à son succès laborieux contre Kloten, FR Gottéron a également réussi son examen d’hier soir à la BCF Arena contre Ambri.

Le niveau de jeu proposé par les joueurs de Hans Kossmann n’a pas forcément été brillant contre une équipe tessinoise dont la tête était probablement déjà au derby de tout à l’heure contre Lugano. A part la magnifique prestation de Sprunger, on a tout de même pu noter du changement à Gottéron.

D’abord, et pour la première fois en 2013, les Dragons n’ont pas été menés au score. Ensuite, l’attaque a enfin donné des signes d’amélioration à l’image des réussites de Mike Knöpfli, déjà buteur à Kloten, et d’un formidable Julien Sprunger. «Je m’en voulais car, lors des deux derniers matches, j’avais été un peu en dessous, a reconnu l’homme du match, qui compte désormais 14 buts au compteur. Il y a des soirs comme ça où tout fonctionne comme par magie, mais, en même temps, marquer fait partie de mon job.»

Mais c’est Joel Kwiatkowski qui a fait danser la BCF Arena en premier grâce à son puissant tir lointain, alors qu’Ambri ne comptait que trois joueurs sur la glace. Excellent en power play comme à son habitude, l’inventeur de la désormais incontournable kiwi dance a inscrit le 39e but en 36 matches en supériorité numérique pour FR Gottéron.

Dans la case «remarques», au bas de la copie fribourgeoise, on pourrait esquisser sans hésitation un point d’exclamation dans un triangle en ce qui concerne la phase défensive et le mental. Les buts encaissés de façon invraisemblable face à des joueurs qui parfois donnaient la sensation de se demander ce qu’ils faisaient sur la glace doivent absolument être évités. D’autre part, le relâchement et l’impression d’avoir déjà fini le travail après avoir inscrit le 4-0 auraient pu être fatals dans d’autres circonstances. Il a fallu en effet les réussites de Jason Williams et de Roman Schlagenhauf pour remettre de l’ordre dans les têtes fribourgeoises.

Mauvais voyageur (9e défaite et 37 buts encaissés lors de ses 10 derniers matches hors de la Valascia), Ambri a dû faire face à une hécatombe d’absents. Outre Tim Weber et Roman Botta, Patrick Sidler (malade) et Daniele Grassi (blessé) ont posé un lapin à Pelletier au dernier moment. Reto Kobach est venu s’ajouter à la liste des indisponibles dès la 12e minute du match après avoir reçu le puck sur le genou. Mais, surtout, Cory Schneider et Matt Duchene, qui décollent demain matin pour les Etats-Unis, étaient probablement déjà en train de terminer leurs bagages au moment où la BCF Arena assistait au «Julien Sprunger Show».

«Schneider et Duchene sont surnuméraires par précaution», a annoncé le directeur sportif léventin Jean-Jacques Aeschlimann. Par précaution pour le derby contre Lugano de cet après-midi, ou pour ne pas les surcharger en vue de la fin du lock-out? «Selon leurs informations, la NHL pourrait commencer très prochainement, a expliqué Aeschlimann. Dans tous les cas, nous ne voulions pas les fatiguer contre Fribourg.»

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