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FootballStade du FC Bienne: il manque 20 cm et un urinoir

Construit en 1951, le stade du FC Bienne n’est plus conforme aux exigences de la Ligue. Directeur sportif du FCB, Arturo Albanese déplore les absurdités d’un système kafkaïen qui pourrait obliger le club à déménager à Neuchâtel.

par
Nicolas Jacquier
Arturo Albanese mesure, mètre à l’appui, la largeur du couloir d’accès: 1 mètre. Insuffisant aux yeux de la Ligue!

Arturo Albanese mesure, mètre à l’appui, la largeur du couloir d’accès: 1 mètre. Insuffisant aux yeux de la Ligue!

Sandro Campardo

«On pénalise les petits clubs. Pour la Ligue, c’est à peine si l’on existe. On sent que ces messieurs de Muri ne veulent plus de nous. Ils préfèrent avoir des stades supermodernes avec des clubs en faillite.» Dans son bureau de directeur sportif du «petit» FCB, Arturo Albanese affiche un visage préoccupé pour ne pas dire défait. A l’origine de son coup de blues: l’état de la Gurzelen, certifiée non conforme et à ce titre sifflée hors jeu en raison de sa vétusté, car ne remplissant plus les critères parfois absurdes contenus dans le volumineux cahier des charges pour obtenir la licence (catégorie B). Après avoir chaque fois obtenu une dérogation depuis sa promotion, Bienne sait qu’aucun passe-droit ne lui sera délivré pour la prochaine saison. La situation est à ce point ubuesque que si les travaux du nouveau stade projeté à la sortie de la ville – et que la population a plébiscité au fond des urnes – ne démarrent pas d’ici à l’été, le club sera condamné à un exil sportif jusqu’à Neuchâtel, où il pourrait utiliser la Maladière. Un scénario de repli déjà étudié par les dirigeants seelandais.

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