Tennis: Stan Wawrinka: «J’ai toujours voulu avoir un restaurant»
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TennisStan Wawrinka: «J’ai toujours voulu avoir un restaurant»

Avant d’attaquer le Geneva Open puis la défense de son titre à Roland-Garros, Stan Wawrinka s’est confié au “Matin Dimanche”. Echange entre réalité du quotidien et rêves d’avenir.

par
Christian Despont
Stan Wawrinka a posé l’an dernier pour les célèbres shootings du magazine «Body Issues», un privilège rarement accordé aux joueurs de tennis.

Stan Wawrinka a posé l’an dernier pour les célèbres shootings du magazine «Body Issues», un privilège rarement accordé aux joueurs de tennis.

Kai Z Feng @ Eiger Agency

Stan Wawrinka, pour vous récompenser de votre titre à Roland-Garros, vous projetiez de vous offrir un cadeau. Qu’avez-vous choisi?

Concrètement? Rien. Je m’étais dit la même chose après ma victoire en Australie: je voulais marquer le coup et, finalement, je n’ai rien acheté. J’ai pensé à un vieux pick-up, à plein de petits plaisirs mais, honnêtement, j’ai la chance d’avoir un bon train de vie et tout ce dont j’ai besoin. J’en reviens aussi aux voyages: je n’ai pas de vrai chez-moi, d’activité domestique. Je finis par me dire: «Tu auras le temps après.» Quand j’arrêterai ma carrière, je serai encore très jeune.

Avez-vous une idée de ce que vous ferez plus tard?

Je ne resterai pas sans rien faire, c’est certain. Je suis quelqu’un qui a besoin de «travailler». Je ne veux pas entrer dans le détail mais si je pouvais développer encore le sport en Suisse, ou à Lausanne, ça me plairait. Aussi, j’ai toujours voulu avoir un restaurant, un bar.

Etrange que cette envie d’ouvrir un restaurant, pour quelqu’un qui apprécie tant la solitude.

Oui, mais j’aime bien manger aussi! Les restaurants, c’est un peu ma vie. J’y passe les trois quart de l’année. Et j’aime cuisiner. J’aime le goût, les épices, les textures, je regarde tout ce qu’il y a dans mon assiette. Je ne mange pas seulement pour me nourrir.

Vous revendiquez un côté «ours». La célébrité vous est-elle parfois douloureuse?

Depuis une année ou deux, quand je rentre en Suisse, je ne fais pratiquement plus rien. Je fais l’ours, comme vous dites. Je ne sors quasiment plus de chez moi. Pour plusieurs raisons: à cause de la fatigue, à cause de la pression, à cause du monde que je dois saluer si je vais dans la rue, l’obligation de sourire et d’être toujours de bonne humeur. J’apprécie d’avoir du calme. Quelques jours dans ma grotte, c’est bien.

Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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