Tennis: Stan Wawrinka: «Je suis content de mon niveau»

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TennisStan Wawrinka: «Je suis content de mon niveau»

Le Vaudois se mesurera à Grigor Dimitrov, ce lundi soir, au premier tour du Masters 1000 de Montréal.

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Sport-Center
Stan Wawrinka à l'entraînement à Montréal, samedi.

Stan Wawrinka à l'entraînement à Montréal, samedi.

Twitter @CoupeRogers

Stan Wawrinka (34 ans, ATP 22) s'est entretenu avec la chaîne de télévision québécoise RDS avant son entrée au tournoi Masters 1000 de Montréal, doté de 6'338'885 dollars américains. Le Vaudois, qui prendra part à sa 12e Coupe Rogers sur la surface dure du Parc Jarry, défiera le Bulgare Grigor Dimitrov (28 ans, ATP 54) ce lundi soir (vers 20.40) au premier tour.

«Le tableau n'a jamais vraiment été important, dans le sens où on ne peut pas décider ce qui va arriver, a déclaré le Vaudois, serein. Il faut l'accepter et il faut trouver des solutions. Je ne suis pas stressé quand le tableau sort, je ne me pose pas trop de questions. Ensuite, on se prépare pour. Personnellement, j'aime prendre un peu de recul par rapport au tableau et à qui je vais jouer, je ne veux pas me mettre trop de pression directe en pensant à nos affrontements précédents. Pour moi, les statistiques sont des statistiques qui viennent du passé. On peut toujours les modifier dans le présent, c'est le but quand on joue contre les meilleurs.»

«Tout est devenu plus intense»

L'ancien No 3 de la hiérarchie mondiale, qui s'est adonné au paintball la semaine dernière dans la métropole québécoise, a également longuement disserté sur les conséquences de sa sérieuse blessure à un genou et de l'opération qui avait suivi: «Ç'a été assez intense. Ça m'a pris je pense au moins une année et quatre mois pour être de retour à 100 %, même si j'avais recommencé des tournois avant pour me tester.»

Durant son break forcé, il a pu mesurer que son sport avait entrepris une mutation: «Aujourd'hui, tout est devenu plus intense, on est devenu plus fort physiquement, tout va beaucoup plus vite, on est toujours sous pression. Il faut toujours réagir, le corps prend beaucoup de chocs. J'ai eu la chance tout au long de ma carrière d'avoir peu de blessures. Là, j'en ai eu une grosse, mais je suis content d'avoir fait tout le travail qu'il fallait pour pouvoir revenir là où j'en suis actuellement. Depuis le début de l'année, je suis vraiment satisfait de mon niveau, d'avoir gagné autant de matches. J'en suis arrivé à un point où, quand j'arrive dans un tournoi, je me sens bien et je sais que je peux battre les meilleurs. C'est le plus important pour moi. On peut contrôler des choses en dehors des matches, mais le résultat, on ne pourra jamais le contrôler. On peut juste se battre pour. On contrôle comment on s'entraîne, son hygiène de vie et son calendrier, mais pas l'adversaire.»

«La défaite fait partie d'une carrière»

D'où, pour lui, la nécessité de composer avec les désillusions: «En tant que joueur, il faut accepter rapidement que la défaite fait partie de notre vie et de notre carrière. Une défaite n'est pas toujours négative. On a beau être très bon et être en haut du classement, on va perdre souvent durant l'année, on ne peut pas gagner tous les tournois. Pour moi, le plus important a toujours été d'essayer d'apprendre quelque chose de la défaite; essayer de voir ce qui a été bien fait, ce que je peux changer, où je peux m'améliorer, et ensuite passer à la semaine suivante. À la fin, le travail paye toujours: quand on s'entraîne, quand on se prépare bien, on se donne les chances de pouvoir gagner un match de plus. Mais c'est clair que, mentalement, ce n'est jamais facile de perdre, car à la base, quand on est jeune, on dit toujours que la défaite est un échec. Moi, je ne le vois pas comme ça. Pour moi, dans le tennis, la défaite fait partie de la carrière. On peut avoir une carrière incroyable en perdant beaucoup de matches, ce n'est pas grave. Il faut juste savoir sur quoi se concentrer pour essayer de perdre le moins possible.»

«Le Big Four a presque tout pris»

Surtout qu'il a émergé à l'ère du fameux Big Three, avec comme points d'orgue les victoires contre Rafael Nadal en finale de l'Open d'Australie, puis contre Novak Djokovic en finale de Roland-Garros et de l'US Open. A l'évocation de cette réalité, Wawrinka a souri: «Ç'a été pas mal, les seules fois où je les ai battus sur les 55 fois où je les ai affrontés! J'ai eu beaucoup de chance. Ce sont des souvenirs incroyables. C'est un rêve de pouvoir gagner des Grands Chelems, ça c'est sûr. On est dans une génération qui a été dominée par le Big Four, et spécialement Roger, Rafa et Novak. Ces dernières années, ils ont presque tout pris. De la façon que je le vois, c'est un honneur de pouvoir partager la même période avec les meilleurs de tous les temps dans notre sport.»

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